Centre instructions Commandos à Marches les Dames, Parachutiste à Schaffen Tervuren 1944

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Nos centres de formations et instructions Para Commando a travers quelques dates et vécu a travers récits d'anciens

Avant l'ouverture des centres entraînements Parachutiste à Schaffen et Commando à Marche Les Dames

  dague.gif8 mai 1942 Création des Parachutistes Belges par le Capitaine Blondeel Les premières structures seront le 2Bn Commando et le 1Er Bn PARA directes héritières des unités d’Angleterre-Se pose alors le problème de combiner des opérations avec des gens qui ne sont pas formés au parachutisme et d’autres qui ne le sont plus aux techniques Commandos. Certains Commandos, soumis à un entraînement et à une formation particulièrement rude, qualifiant les autres de simples « fantassins parachutés »-1952 il est alors décidé que chaque unité gardera sa couleur de béret et ses traditions, mais sera fondue en un « Régiment » ou tout homme suivra une formation commune, complète et particulièrement poussée.

 dague.gif  Tervuren novembre 44 l’unité Belge au complet rentre en Belgique Elle s’installe au Château de Tervuren (actuel musée colonial) Les rangs sont étoffés de jour en jour par de nouveaux candidats et l’effectif passe à 320 hommes.Le 5th SAS devient « BELGIAN SAS RECCE SQUADRON ».On remarque que les grandes fenêtres du Château de Tervuren sont encore protégées de planches de bois pare-éclats.

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 dague.gifIncorporés en décembre 1945 passent à l’époque aux Commandos à la citadelle de Namur. Organisassions du camp commando à Marche-les-Dames dont le cadre convient admirablement aux critères qu’exige cet entraînement particulier : rochers, plans d’eau, terrain boisé et accidenté. Des pistes d’obstacles sont créées et notamment les pistes "Stamina" et "Do or Die" d’Achnacarry sont reconstituées. Ils sont aidés par des prisonniers allemands fournis par le Commandement de la Province de Namur contre rémunérations.

dague.gif1947 Le Capitaine Van der Heyden est chargé de fonder une école de parachutisme militaire en Belgique.

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Sur la photo à droite, pendant l'inauguration du centre le 26/9/1947, on distingue de gauche a droite : Vanderheyden (créateur du Centre d'Entrainement de Parachutistes, ..., Blondeel (créateur des Parachutistes Belges), Delelienne (premier Chef de Corps du Centre d'Entrainement de Parachutistes), Kirchen

 dague.gifFévrier 1947 Deux autres groupes retournent en Angleterre afin d'apprendre les techniques de pliage et de réparation des parachutes mais aussi pour se familiariser à l'usage du ballon   

 dague.gifIl envoit Bob Schils  et six autres parachutistes à la"Parachute Training School" à Upper-Heyford (UK) pour suivre la formation et obtenir le brevet de Despatcher (Instructeur de saut) Les huit premiers dispatchers destinés au peloton « Training », formés à Upper-Heyford, sont brevetés fin avril 1947.

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 dague.gifDébut septembre 1947 Création de l’école, premiers sauts de DC-3 et de ballon avec le parachute Irvin Type X sur la DZ de Schaffen.

 dague.gif2 septembre 1947 les miliciens du 5ème Escadron 46 commandé par le Commandant BEM A. De Smidt, commencent l’entraînement avec bon espoir d’obtenir leurs « Wings ». Ils obtiendront leur brevet avec cinq sauts d’avion, le ballon n’étant pas encore en service!

dague.gif1947 Ouverture officielle du centre entrainement Parachutiste EFP à Schaffen dont les 9 premiers dispatchers ( B Schils – E Champion- E Scholliers- BCruybekk- F Vanderveken- M Colleyn- O Dewaele-R Vandeperre- H Williot  urlé « OK Wiiiiiinch… » pour signaler à l’opérateur du treuil que le dernier sautait.       

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                          Photos extraites de divers albums d'amis

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dague.gif Le 28 novembre 1947 Le premier saut de ballon à Schaffen. 

dague.gif11 septembre 1947 Le premier saut d'avion (de Dakota) au dessus de Schaffen.un stick d’une vingtaine d’hommes exécute le premier saut d’avion sur la plaine de Schaffen sous la direction des dispatchers Schils, Scholliers et Dewaele. Le Sous-Lieutenant Marcel Vlaminck, futur colonel et commandant du 3 Para se trouvant parmi eux, a raconté l’événement quelques années plus tard.

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dague.gifLe 11 novembre 1947 les premiers sauts d’avion ont lieu le 28 novembre ceux de ballon. Ce sont les jours de gloire du DC 3 Dakota et du parachute Irvin type X, utilisé sans parachute de réserve. En 1955, le parachute de réserve est enfin adopté et deux ans plus tard le premier saut en ouverture com- mandée est organisé. A partir de 1958, on optera pour le parachute français TAP 665, suivi du TAP 672, encore employé aujourd’hui pour tous les sauts auto- matiques. Entre-temps, le Dakota a fait place au C 119 - Flying Boxcar, et depuis 1973, le Hercules C-130 droppe sur Schaffen. En 1982, le ballon a hydrogène est remplacé par un ballon a hélium, plus sur et plus économique.

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dague.gifPremiers brevets de dispatchers décernés en Belgique le 15 octobre 1948 Création d'une section de ravitaillement par air (largage de matériel). 

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dague.gifPremiers brevets B en 1949 Ont choisi la plaine de Schaffen le Ce Para y est toujours installé de nos jours. Des tests sont effectués avec des bombardiers aménagés à l’Anglaise et le feu vert est donné par le Gouvernement. Plus tard le C119 deviendra, avant le C130 l'avion largueur .C’est le vétéran Cpt Van Der Heyden qui en prend le commandement et des vétérans SAS sont envoyés en Angleterre pour suivre les cours de dispatcher, plieur, spécialiste ballon.Parallèlement, les Commandos de Danloy s’installent à la citadelle de Namur dont la superstructure se voit rapidement envahie de pistes d’obstacles, de parcours de vertige, de combattant, de cordes.

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Dans les années 50 au cours des deux premiers sauts de ballon, quatre dispatchers attendaient les élèves au sol deux aux micros, deux pour décrire le film de la descente des élèves.Pour les sauts suivants, il n’y avait plus que deux dispatchers avec micros qui relevaient les fautes importantes des élèves..…Les micros, jusqu’à la fin des années ‘50, étaient montés sur une charrette à deux roues et alimentés par deux énormes batteries. Le tout pesait 250 kg. Il fallait être quatre pour l’amener vers l’emplacement central d’atterrissage des élèves.Dans le syllabus dispatcher, je me souviens qu’il était spécifié « Interdit de s’asseoir sur la charrette » !!!Pour le contrôle des sauts, nous disposions de fiches individuelles par sauteur sur lesquelles nous transcrivions le film de sa descente à l’aide d’abréviations anglaises. Nous devions en connaître une quarantaine par coeur.Exemples : atterrissage sur un pied –LOF- (landing one foot), résistance au sol -RS- (résistance on the ground),genoux ouverts –KO- (knee open)…Après le saut, un débriefing était donné aux élèves par stick, à l’aide de ces fiches,et du ground training correctif et préparatoire au prochain saut était dispensé dans les hangars.Le Capitaine Huyberechts s’est empressé de supprimer la charrette porte micros et de la remplacer par des micros portatifs

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Les premiers parachutistes ont connu Evere comme point d’embarquement dans les DC-3 et où il existait quelques vieux hangars délabrés en bois datant de l’occupation allemande. Pendant les « stand by » prolongés, les élèves allumaient des feux et s’y regroupaient autour pour tuer le temps. Du coke et des morceaux de bois gisaient entre deux hangars. Vers la fin des années 50, ils se rendaient à Melsbroek, d’abord à l’ancienne aérogare de la Sabena, chaussée de Haecht, ensuite devant l’entrée de la Caserne du 15e Wing et enfin à l’emplacement actuel où ils disposent d’une salle de « fitting » et d’une buvette pour les « stand by » .

dague.gif Juin 1950 La première chute libre à Schaffen (du ballon).

dague.gif1952 Remplacement des DC-3 par des C-119 (en Belgique).

dague.gif1953 Création du CE Para BAKA (Kamina).

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dague.gif1953 Pour les sauts du C-119, les chest-bag, les gaines et les valises remplacent le kit- bag.…A la sortie du DC-3, le parachutiste effectuait un très grand pas en prenant appui des deux mains sur la carlingue.Ainsi à l’ouverture du parachute, le corps se retrouvait presqu’ à l’horizontal. La même technique a été utilisée, dans un premier temps, pour la sortie du C-119.Mais ce type de sortie, avec une impulsion sur le fuselage et le grand pas, occasionnait des accrochages entre parachutistes de « port » et de « starboard ». Nous dûmes changer la technique par un pas normal d’environ 75 cm avec un appui d’une seule main avec la poitrine conduisant le mouvement, l’autre main étant en appui sur le réserve.

dague.gif1955 Le parachutiste utilise le kit-bag pour y placer son armement et son matériel Quatre sauts avec matériels sont effectués sur des DZ extérieures. à la Base de Kamina Le saut se pratique sans parachute de réserve jusqu’en 1956 date à partir de laquelle les paras belges sautent avec un parachute de réserve.

dague.gif1957 Début de la chute libre premier saut en chute libre du ballon a 1000 mètres et premiers brevets en ouverture retardée en 1958 pour les dispatchers.

dague.gif1959 entraînements de civils et plus tard de militaires étrangers (dont des Congolais).

dague.gif1960 créations du CE Para Comru (Usumbura).

dague.gif1967 Création de l’équipe « Black Devils »

LES PARADES pour l’entraînement au sol sont organisées à hauteur des hangars H1 et H2 et commandées par le chef de cours. Les parades de sauts de ballon et d’avion ont toujours lieu devant les locaux de la Section Parachute comme par le passé. Jusque dans les années 60-70, les élèves étaient appelés individuellement pour la formation des cages et des avions. Par la suite, les dispatchers rassemblent et placent leurs élèves dans l’ordre de leur choix. Après la réception des parachutes, le voyage vers Melsbroek s’effectue en camion. Par la suite, l’école disposant de bus, les parachutes sont distribués à l’aérodrome. Pour obtenir leur brevet, les élèves effectuent huit sauts en principe sur la DZ de Schaffen et de Kerkhoven:deux sauts de ballon, six sauts d’avion(quatre sans matériel, un avec matériel et un de nuit). L’entraînement est orienté vers les sauts de ballon et de DC-3, plus tard, de C-119 et de C-130.Les élèves apprennent la technique de sortie, avec et sans matériel, à partir de fausses portes, du Fan, de faux fuselages.La technique de descente est exécutée en utilisant des harnais oscillants au départ d’une plate-forme de 2 mètres de haut et de harnais à twists. Ces derniers sont tournés jusqu’à formation de twists… l’élève applique ensuite la théorie pour « détwister ».La technique d’atterrissage est exécutée sur des tapis en coco, à partir de bancs de rollings de 40 et 60cm de hauteur, d’échelles à 8 échelons (environ 3.5m), de toboggans –sorte d’appareils de 3 m de haut disposant d’une glissière en zinc où l’élève prend la position d’atterrissage, se laisse glisser et effectue le « rolling » imposé-, d’atterrisseurs,de balançoires et le “Fan” .La théorie sur le parachute Type X est donnée sous un parachute ouvert suspendu au plafond dans le hangar Tous ces cours sont dispensés par les dispatchers par stick sauf certaines théories par l’OES ou son adjoint l’IES à plusieurs sticks regroupés. La période de PT et la demi journée de sport sont organisées par le PTI de Schaffen.  

                                                                    Entrainement Ground Training 

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Le centre d Entrainement de parachutage. La tour de contrôle a droite, le ballon et la nacelle a partir de laquelle s’effectuent les deux premiers sauts a 350 m altitude la plaine de saut ou D.Z. ( droping zone). Au sol a droite, un ballon en réserve.

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                                                                                         1950  ( Schaffen )

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                                                                                             Schaffen 2000

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dague.gifLa ballon la cage de saut et le treuil Le 1èr saut en parachute Dans la "cage" nacelle - du ballon a Schaffen. Un grand silence a 400m d ’altitude, une grande émotion avant le premier saut.

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 saut-du-ballon-schaffen-para-2.jpg 3 parachutiste

dague.gifGo du dispachter c'est le saut a 400metres d’altitude. Mécanisme de l'ouverture du saut "en automatique" par static line qui va d'abord extraire le sac contenant la voilure, ensuite les 24 cordes de 7 mètres de long se déploieront et sous leur pression, le sac de la voilure s 'ouvrira, l’air s ’engouffrera dans la coupole qui se déploiera en deux temps. Dans un premier temps en Forme de poire ce que les instructeurs appellent la "respiration du parachute"  pour s’ouvrir complétement.

dague.gifAvant 1955 sans parachute de réserve, l’élève poigne dans Le tissu de la jambe de son pantalon et de sa main gauche va saisir son poignet droit. On distingue la static line sortant du parachute, reliée a la cage du ballon et qui va se déployer en premier lieu.saut-du-ballon-schaffen-para-5.jpg saut-du-ballon-schaffen-para-6.jpg

dague.gifAprés 1955 Le parachutiste est doté d'un "réserve" - ou ventral. Au moment de la sortie, il place les deux mains sur le parachute de reserve On distingue la static line qui commence se déploie et qui va sortir la voilure du sac - saut en automatique.

dague.gifLa parachute "respire" une première fois.Le choc d'ouverture vient de se produira, provoquant le relèvement des jambes du chuter dont tout le corps reprendra une position verticale dès que la voilure sera complétement déployée.

dague.gifLe parachute déployé il s'aqit de parachutes Irvin type X employes durant la guerre 1940/45 et après jusqu 'en 1985 en Belgique. Le poids du parachute était de 12 kg avec un dôme en nylon, d’une surface de 51M2, un diamètre de 8,50M avec 28 panneaux (au lieu des 24 du parachute 672 actuel), 28 cordes de 7.60M chacune d’une résistance de 200 kg. Le diamètre de la cheminée ( au centre de Ia voilure ) est de 0,60 M  au lieu de 35 cm pour Ia TAP 672 actuel. Le dôme a une forme plus aplatie que le 672 et de ce fait les oscillations sont plus fortes avec le Irvin type X. A partir de TM5. on a aménagé le harnais pour y placer le parachute de réserve. Le parachute type X irvin était fabrique en Angleterre. II était resté relativement semblable à celui mis au point en 1919 par américain Irvin ( un employe de l'administration de l'armée américaine ajouta par inadvertance un 'g" au nom d'irvin lors de établissement du contrat de fourniture de 300 parachutes destinés a l'US Air Force, raison pour laquelle partout dans le monde, il fût jusqu'à il y a peu de temps du parachute Irving type X').

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 dague.gifLa static line s’est déployée, elle a extrait le sac contenant la voilure et les cordes de 7 mètres de long se délovent.

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  Brevet Dispacher                      Brevet A                               Brevet B

       Instructeur de saut                             Tous les Paras Commandos possède              5 sauts pour gradés des autres unités

Brevet Parachutiste La première mission du centre est d’assurer la formation des candidats parachutistes militaires. A Schaffen, une semaine d’instruction au sol permet de se familiariser avec l’équipement, d’en détailler le fonctionnement, d’acquérir les réflexes salvateurs. Allant du simple au compose, simulations et répétitions des différentes phases se succèdent ,depuis la réception du parachute jusqu’au son pliage sommaire après le Saul.Cette instruction au sol, parfois fastidieuse, est la clé de la réussite des sauts réels. En effet, lors du saut, le parachutiste est seul, livre a lui-même: l’hésitation,l’indécision, l'erreur se payent cher.

Témoignage d'un vétéran classe 1954 André Mattys

Après deux mois à Diest, le 06 septembre 54, le Bataillon se déplace vers Schaffen. Nous sommes un peu plus d'une centaine d' hommes dont 8 officiers de carrière.Il ne reste donc plus que 110 miliciens sur les 160 du début en février à Namur soit environ 31% de déchet. Installations dans nos nouveaux quartiers et très vites, les cours d'entraînements aux sauts. entraînement au sol dit " ground training " dans les hangars, rolling au sol, drill de sortie de ballon. Puis drill répété de sortie d'avion afin d'arriver à une cadence rapide et sans accroc. Il faut un drill strict, parfait qui ne permet pas la moindre erreur car une sortie d'avion c'est une suite logique de mouvements à respecter. S'accrocher au câble de retenue, vérifier l'accrochage de celui qui précède, vérification des attaches sur son parachute. Nous avions un CSM Company Sergent Major- véritable chien de garde de l’orthodoxie de tout ce qui concerne le Rgt. Le CSM Vander stockais un ancien d'Angleterre , contrôlait tout, surtout la tenue de sortie Il était inflexible, tout devait être parfait. Pas de sac quelconque, pas de faux plis dans le pantalon et surtout pas de blouson avec des plis fantaisie comme certains aimaient à porter. Malgré ses lunettes fumées il voyait tout le de Stock mais on l'appréciait beaucoup. On le respectait vu ses activités aux combats durant la guerre. Bien entendu il y a toujours la gym du matin..et ,oui c'est le sacra saint cross de 5-6-10 km à travers champs,par tous temps et avec le sourire svp ! L'entraînement aux sauts n'est pas vraiment dur mais contraignant très répétitif avec sur les tapis de sol, des rolling qui en fin de journée vous meurtrissent les jambes et les épaules. Nous sauterons de ballon en premier lieu. Après d'avions le C-119 Flying Box Cars. Ces C119 étaient de nouveaux appareils pour notre armée, ils pouvaient contenir 36 à 40 hommes avec tout l'équipement, le double des Dakota que nous utiliserons plus tard lors des sauts au Congo.à l' entraînement, est bien entendu très rigoureux ,mais amusant quand-même, d'autant plus qu'on était proche de la grande consécration c'est-à-dire recevoir nos ailes.le premier saut fin septembre 1954  Ce fût  une expérience inoubliable La veille du 1er saut je me souviens que je me suis assis sur les bords du fossé le  moorning bed ou se trouvait le ballon duquel on allait sauté et je me suis dis " ça y est nous y voilà, c'est ce que tu attendais,demain tu ne seras plus le même ... " Jeter son corps dans le vide est ,sans me tromper un exercice pour lequel la nature humaine n'est pas, mais absolument pas, conçue. Surtout qu'à l'époque on sautait sans le ventral, parachute de secours , ce qui pouvait aussi influencer le mental. La cage de saut est prévue pour quatre sauteurs + un dispatcher. Le grand test , dixit les anciens c'est de sauter sans commandement, prendre de sa propre initiative la décision de jeter son corps par la portière dans le vide. Là on est devant le fait que c'est " Le " pourquoi on est venu dans ce Régiment, dompter sa frousse se surpasser. A environ 300m,on regarde le vide en dessous, puis on fixe l'horizon une bonne respirations, et hop le pas en avant : le saut. La chute est rapide, on sent dans le dos le parachute qui sort du sac en se déroulant et tout à coup un choc, qui projette les jambes en l'air, et  c'est l'ouverture du parachute..la descente. C'est à ce moment la qu'on réalise avoir remporté une victoire sur la peur du vide, mais aussi sur soi-même. Maintenant on est certain que en tant que Para, tout l'entrainement nous a amené à ce que tout est possible, plus rien n'est impossible. Après chaque saut nous n'avions qu'une envie, recommencer, tout de suite. Il faut dire qu'on avait une confiance aveugle quant à la technique des plieurs, et on avait bien raison. ils étaient réputés dans tous les Rgts Paras et le sont encore aujourd'hui.Le 02 octobre 1954, deuxième saut.Plus stressant. Car on connaît déjà les impressions. Le creux au ventre, les jambes qui se retrouvent en l'air, les pieds devant les yeux. Le choc au moment de ouverture, la Libération avec cette magnifique sensation de légèreté lors de la descente. Cela aurait pu durer des heures. C'est grisant ! Le saut permet la découverte de la fierté d'avoir réalisé quelque chose que tous les hommes ne sont pas capables de faire : surmonter et dominer sa peur, s'astreindre à une très forte discipline. Vivre intensément son Service Militaire. Tout le monde peut sauter en parachute en dominant sa peur mais le saut militaire, avec son drill spécifique et avec équipement est totalement différent du saut civil. Nous avons sauté avec le chestbak. Un sac contenant l'équipement nécessaire à un squad plus,éventuellement une mitrailleuses, une radio complète ou tout autre matériel. Le tout faisait suivant le cas, minimum 25 kg à max. 40Kg, sac accroché à la poitrine. Le plus dur était de se déplacer avec de se déplacer avec ça, monter dans les camions de transport et s'installer dans l'avion. La sortie est Libératrice le chestbak vite détaché, se balance à +/- 5 m sous nos pieds.

        

Pour la petite histoire : C'est à Schaffen qu'il y eut une petite révolte. Nous n'étions pas heureux de la nourriture en général et les plaintes écritent dans le livre du mess n'ayant pas de suites, avions décidé de bien le faire comprendre à nos supérieurs. Lors d'un appel par sifflet, pour le rassemblement à se rendre au réfectoire nous sommes tous restés dans les chambres sourds au sifflet du Sgt de semaine. C'est un cas de refus d'ordre, c'est un cas de refus d'ordre très mal vu ! Le Cpt Holvoet, commandant de Schaffen, à dû venir au pied de chaque lit, lire le nom du soldat et l'inviter de façon très formelle à se rendre au réfectoire. Ce qui fut fait bien entendu. A notre grande surprise toutes les tables étaient, et pour la première fois dressés de nappes rouge à carreaux et il y a avait une entrée, une tranche de jambon salade asperges... Un repas de rêve à l'armée

Les Ailes 037b5a71bc060f293e7a89e8a3f4a525.gif  Après les six sauts réglementaires deux du ballon , 4 de l'avion dont 4 avec matériel Le 12 octobre 1954 ,nous recevons nos rings, le brevet A Para Militaire. J'ai le no 2905.. Brève cérémonie de remise des ailes. Pas de grand tralala. Poignées de mains du Commandant Holvoet pas de discours, pas de musique comme hez les Marines. Petit laïus plus les félicitations et hop la perm .Une permission immédiate de trois jours,cela nous plaisait.  On avait notre béret rouge nos ailes, comment à 20 ans ne pas en être fier après tant de souffrances morales et physiques et en sachant que, on nous l'avait assez mis dans le crâne nous étions, excusez du peu, l'élite de l'Armée. 

 

Je suis tellement pressé de partir que, en me changeant pour mettre la tenue de sortie j'en oublie ma perm dans ma tenue d'exercice. La tuile devait me tomber dessus bien entendu. A Bruxelles nous dirigeant vers la gare du Nord, Jacky et moi sommes arrêtés lors d'un simple contrôle de MP et emmenés en jeep vers la gare. Par hasard au poste de contrôle,le Sgt me reconnaît. Nous étions ensemble lors des trois jours passés au Petit Château. Tout en me parlant il m'accompagne quelques pas et me demande comment ça se passe chez les Paras.. Il ne me demande pas ma perm. Je suis sauvé !

Dropping à Mechelen sur Heide il y a trois C119  qui volent en triangle. Je suis 1er à la porte star board, en attente du "green on " et je vois en face à +/- 100m , 4-6 paras sortir de l'autre C119 alors que nous sommes toujours en attente. Il y a eu fausse manœuvre et les 6 gars sont largués trop tôt dans la nature !!! Albert Aelbrecht atterrira dans une cour de ferme... d'autres dans des prés. Nous sautons quelques instants plus tard, largage au dessus d'une plaine et une sapinière. Je remarque une grande tache blanche qui semble être du sable tire vers cette zone pour ne pas tomber dans les sapins. Malheureusement je réalise trop tard que c'est un énorme trou et tombe sur le bord, tout mon corps bascule tête en avant vers le fond !!! Le choc, je suis sonné, mais sans casse. J'en garderai une séquelle, une petite cicatrice à l'intérieur du crâne, mais qui n'apparaîtra que bien plus tard lors d'un examen des yeux. C'est à Kamina que ça c'est déclaré par une perte de vision et j'ai passé quelques jours à l'infirmerie sous surveillance des bonnes sœurs et avec quelques piqures dans les fesses. Je dois porter des lunettes légèrement teintée et il m'est dit qu'avec l'âge ça s'améliorera.

La période Schaffen se termine :Nous retournons à Diest pour quelque temps avec, à la clef, de nouvelles préparations pour le terme au Congo nous recevons le paquetage Afrique, les bas, chemise, capitula short et le reste de l'équipement africain avec le chapeau de brousse. En décembre, une petite remise en jambes ; la marche des 50Km. A ma demande je vais passe le brevet chauffeur avec des cours , inutiles pour moi, mais obligatoires car il faut disposer du permis Congo si je dois rouler à Kamina. On logeait à quatre à la Citadelle de Namur pour toute la durée des tests et après 8 jours nous étions brevetés. Le copain Weerinckx dit " CENSURE " vu sa morphologie,était venu avec sa voiture et nous emmenait à Diest pour y passer la soirée avec retour pour minuit à Namur. Quelles javas ces aller-retours rien que pour une heure (chez MAMY ) qui était LE café dancing des Paras,un monument aujourd'hui disparu.

20 ans plus tard Mon histoire  a06cb7ac.gifpas grand chose a changé

25 Novembre 1970 1 ère Visite à Schaffen Centre d'instruction de parachutisme afin de voir les installations.

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4 janvier 1971 Départ en camion pour arriver au camp à 16 heures. Nous sommes mélangés aux Flamands si je dis cela c'est qu'a l'époque il y avait une rivalité entre nous.

5 Janvier 1971 Levé 6 heures déjeuné début de l'entraînement (Ground Training ) au sol, drill de sortie du ballon. 

06 Janvier 1971 Nous assistons au pliage des parachutes, guidage, théorie. Le soir je fais le mur dispute avec trois sergents.

07 Janvier 1971 Rapport du commandant 5 jours de salle de police. Apprentissage des termes anglais de saut.  STICK NUMBER (Drill avion) STAND UP - CHECK EQUIPEMENT - PREPAIR FOR ACTION - ACTION STATION -  RED ON STAND IN  DOOR - GREEN ON  - GO ( c'est dont je me souviens )

  

                                                           Moi même avec mes amis et avant le saut  

Je monte dans la nacelle avec d'autres copains. Le dispatch reçoit un ordre la nacelle prend de l'altitude et monte la peur panique, le sol s'écarte de plus en plus 350 mètres la nacelle s'immobilise putain on y est, il va falloir sauter. Le dispache attend l'ordre OK ! Allez y sautez il faut faire un pas dans le vide GO je crie de toute mes force comme on nous avait appris 331, 332, 333, 334 ma gorge se bloque je ne sais plus prononcer un mot et le parachute est ouvert.

   

C'est le bonheur je plane c'est merveilleux cette sensation mais trop court, très vite je touche le sol. J'ai eu de la chance d'avoir un parachute blanc ce qui n'est pas courant et donne droit a une tournée générale des copains. Je ferai 3 sauts de ballon dont un avec mon fusil. 

13 Janvier 1971 Nous partons pour Melsbroek pour notre premier saut d'avion. Dès notre arrivée nous recevons notre parachute que nous devons mettre aussi tôt.  Nous sommes réunis sur le tarmac assis à même le sol. Attendre et  attendre sans doute pour prolonger l'angoisse. Dans un chambard monstre l'avion arrive s’immobilise Ok ( stand up ) debout embarquement un par un, " Marc ok " Nous rentrons dans le ventre de ce monstre, un bruit infernal,  directement l'avion prend le départ, la porte de sortie reste ouverte puis sera fermée par après avant le décollage,  plus personne ne parle difficile dans ce bruit presque insupportable. Nous décollons l'avion se stabilise nous nous regardons tous. L'avion est composé de deux sticks de 19 parachutistes. 15 minutes de vol la lumière s'allume OK STAND UP là tout va s'accélérer très vite le despatch ouvre la porte, impressionnant, je vois le vide les maisons toute petites putain il va falloir sauter dans le vide... Trop tard je ne sais plus reculer pre pare for action action station la sonnette retentit j'avance poussé par mon copain de derrière la sortie s'approche j'hésite je fais le pas en avant j’entende le GO je saute …   SAUT AVION je crie 331 332 333 .... ma voix s'étouffe

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J'ai la chance et a la fois malchance parachute blanc tournée générale   

C'est l'extase, je suis fier, fou de joie je plane je reconnais la DZ de Schaffen en bas le hangar j'atterris j'essaie péniblement de me souvenir des consigne trop tard quel pelle je prends au sol mon voisin me dit s'était génial, super, trop court, je voudrais retourner.

                                              PAU   france_wf_mw.gif  en   FRANCE 

18 Janvier 1971 Après 13 heures de vol dans un fracas assourdissant, impossible de parler. Ce qui m'a marqué le plus la bouffe super... Nous avons des contacts avec des paras français.
9 Janvier 1971 Debout 4h 30 départ en camion. Il pleut, mais nous sauterons quand même, il y aura un peu de casse, bras cassé et refus de saut ils seront dégradés et perdent leur brevet doivent quitter les paras commandos  ( Ceux qui refusaient de sauter devenaient PS et restaient à Flawinne, ils avaient signé leur réengagement de trois mois. Le soir des tests béret. Nous sauterons encore l'après - midi.

21 Janvier 1970 Saut de jour supprimé remplacé par un saut de nuit, très impressionnant.

22 Janvier 1971 Le soir sortie à Tarbes et à Lourdes.

23 Janvier 1971 Retour en Belgique, je garde un excellent souvenir de mon séjour et c’était surtout du repos. Le 26 Janvier 1971 Retour à Schaffen.

1989  Le premier saut en tandem

A partir des années ‘65 nous n’avions plus que deux dispatchers pour le contrôle des sauts sur la DZ et c’est toujours ainsi actuellement.

Aujourd'hui ils sont encore debout dans nos stands le Dagota et le C119

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                                                                                                 Le C 130

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                                                                                                     1945

                            Schaffen il y a bien longtemps

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La section de chutteurs opérationnels Destines a des missions spéciales exigeant une par- faite maitrise des techniques parachutistes les plus audacieuses, quelques chuteurs opérationnels tries sur le volet approfondissent et perfectionnent constamment les applications militaires de Ia chute libre. La technique HAHO ( High Altitude High Opening), consiste a sauter avec inhalateur d’oxygène au-dessus de 25.000 pieds ( 8 km) et a ouvrir le parachute le plus haut possible. Ceci permet de réaliser de longues infiltrations (30 km) a travers l’atmosphère, en navigant avec des parachutes-ales. La méthode HALO ( High Altitude Low Opening), c’est l’abandon discret de l’avion a haute altitude, la longue chute libre et l’ouverture du parachute a basse altitude afin d’éviter toute détection. Ces deux techniques sont expérimentées au CE Para, qui peut se targuer d’être un pionnier en la matière.

LE PELOTON RAVITAILLEMENT PAR AIR Unique dans l’armée beige, le peloton de ravitaillement par air ( le "Rav Air" dans le jargon ) vient de fêter ses 35 années d’existence. Partie intégrante du centre, il a pour tache d’exécuter toutes les missions de ravitaillement par parachutage, non seulement au profit du régiment Para-commando, mais pour toutes les Forces Armées belges. Lien indispensable entre des troupes isolées ou éloignes et leur base d’appui logistique, il autorise la poursuite de leur mission en assurant la continuite de leur ravitaillement. Carburant, munitions, vivres, médicaments, pièces de rechange équipements et matériels peuvent ainsi leur parvenir par voie aérienne, sans les longs délais et les aléas des voies de communication terrestres. Le largage des colis affranchit de la nécessite de disposer d’un aérodrome pour l’atterrissage des avions de transport . Parachuter des matériels, du ravitaillement, de l’eau, dans toutes les conditions et sans déchets a l’arrivée implique une compétence élevée de tout le personnel responsable du conditionnement, de la manipulation et du largage des colis, ainsi qu’une longue collaboration avec les aviateurs. Pour atteindre et entretenir ce haut niveau de technicité du personnel, quelque 60 droppings sont exécutes et une dizaine de chargement largues, pour un total de 250 tonnes, allant du colis A 22 (100 kilos ) aux palettes de 12 pieds ( avec véhicules ) depuis les avions C-130 Hercules. Cette haute qualification et de matériel performant fait que le peloton "Rav Air" de concert avec les aviateurs du 15e Wing de la Force Aérienne, soit régulièrement utilise pour des opérations humanitaires, comme au Sahel ou 380 tonnes ont été larguées en 70 sorties, ou en Éthiopie ou, en 1985 et 1986, 676 droppings ont permis de larguer 8.176 tonnes de ravitaillement. Le peloton Rav Air se tient a la pointe de l’évolution technique, avec le système Vlages. ll s’agit du largage a très basse altitude (5m) de vivres en vrac, dans des régions difficilement accessibles. Cette technique de pointe nécessite le conditionnement du ravitaillement dans des emballages spéciaux préservant leur contenu au contact du sol. Les études et essais mêmes a Schaffen permettent de réaliser ces largages avec le plus faible taux de perte de denrées souvent très attendues par des populations affamées.

Mission humanitaire. Sahel 1973, largués d ’avions belges C-130, 96 parachutes conditionnes par les hommes du "ravitaillement par air" du centre d’entrainement de parachutage de Schaffen. On aperçoit les rampes du C-130 sur Lesquels roulent les colis a parachuter avec les voilures qui se déploieront automatiquement sous l'’action des sangles d’ouverture. Le Centre d’Entrainement Para assure la formation des moniteurs de parachutisme, les "dispatchers", Parmi leurs nombreuses responsabilises : instruction des candidats, la préparation des avions pour la largage, la reconnaissance et Ie balisage des zones de saut, I’observati0n des conditions météo sur la DZ. Les dispatchers assurent, également toutes les demonstrations Iors de manifestations publiques. Le Centre gère aussi l’ensemble du matériels de parachutage du Régiment. Les voilures y sont entretenues, séchées, inspectées, réparées et pliées avec tout le soin et l’attention que requiert ce matériel dont dépendent tant de vies humaines. Le Centre participe au National Support Élément (NSE), un élément clé du rôle de nos bataillons dans |’AMF (Allied Command Europe Mobile Force). Cette mission d’appui logistique a l’étranger place les unités du Regiment dans un contexte multinational ou la rapidité de déploiement constitue le premier élément de la dissuasion en Turquie, en Grece, en Norvege et ailleurs. Lors d’opérations "humanitaires", les hommes du Centre assurent les missions parachutées. En 1960, lors des peripeties de Indépendance du Zaire en son la preuve, des noms comme Kamina, Giwit, Luluaburg. Kindu, Bunia, Manono, Coquilatville rappellent des souvenirs aux anciens Para-commandos. En 1964, au Zaire, lors des opérations "Dragon rouge" (Stanleyville ) et "Dragon noir" (Paulis), les paras et le personnel du centre ont sauvé la vie a plus de 2.000 Belges, tout comme lors de Opération "Fled Beam" a Kolwezl en 1978, ou le Centre d’entrainement, des dispatchers, ainsi que le peloton Rav Air se sont déployés dans la turbulente région frontalière du Shaba, au Zaire. Les dispatchers étaient a Kigali lors de l’opération "Green Beam" en octobre 1990

                              MARCHES  LES DAMES

Marche les Dames Quartier Lt Gen Roman  Rue Roi Chevalier, 13 Centre entrainement des Commandos

Situation En bord de Meuse à mi-chemin entre Namur et Andenne,le Centre d’Entraînement des Commandos de Marche-les-Dames séduit par la beauté des rochers qui surplombent la Meuse, la richesse de la nature de la vallée de la Gelbressée et les bâtiments qu’il abrite dans un domaine proche de l’abbaye Notre-Dame du Vivier. 
Origine Au cœur du domaine se dresse le château d’Arenberg, actuel État-Major du «Centre d'entraînement». Ce château fut construit sur des bases plus anciennes en 1803 par l’architecte tournaisien Antoine Payen pour le maître-forgeron Jean-Joseph Jaumenne. Le 20 octobre 1834, le Duc Prosper d'Arenberg acheta le château, ainsi que les forges de Jaumenne. Il l'aménagea en villa de campagne et le mit à la disposition du chanoine honoraire, le prince Philémon-Paul d'Arenberg, son frère.Incendié après la pénétration des troupes allemandes en Belgique et reconstruit rapidement par l’architecte Lange, à la demande de la princesse Pauline d’Arenberg, le domaine revint à l’État Belge, au décès de la princesse (1921). Après la Deuxième Guerre mondiale, l’armée belge y installa le quartier général des para-commandos (1947).

dague.gif Fin 1955 tout le personnel du Régiment Para-Commando conquiert son brevet Commando à Marche-les-Dames.

 dague.gif1er mars 1979 Le Centre d'Entraînement Commando est devenu le Centre d'Entraînement de Commandos du Régiment Para-Commando. Il est structuré en quatre compagnies : trois compagnies compagnie Instruction et compagnie École à Warthet, compagnie Camp et compagnie État-major et Services à Marche-les-Dames.

 dague.gif20 avril 1976 Le Centre d'Entraînement de Commandos s'est vu confier l’étendard du 4 Bataillon Commando à la date du 18 février 2011, le Centre l'a remis au Quartier Général de la Brigade légère pour recevoir le même jour le fanion de École Royale des Cadets de Namur. Le personnel du CE Cdo conserve le béret de couleur de son unité d'origine avec l'insigne du Régiment. Le Commandant porte le béret vert et l'uniforme Commando. Depuis sa création le CE Cdo est installé à Marche les Dames.Jusqu'en 1981, il s’appelait quartier d'ARENBERG. Depuis le 23 octobre1984 le quartier est rebaptisé Quartier Lieutenant-Général Pierre Roman

dague.gif1942 Les premiers Commandos belges, commandés par le Capitaine G. Danloy reçurent leur formation de Commando en août/septembre 1 dans le "Commando Basic Training Center" à Achnacarry en Ecosse. A la fin de la deuxième guerre mondiale, les Commandos belges prirent leurs quartiers en Allemagne dans la région de Lübeck. Quelques Volontaires venus rejoindre l'Unité Commando en Allemagne exécutèrent leur camp commando au bord de la mer Baltique dans le Schleswig-Holstein. C'est à la fin de ce camp que furent décernés les premiers brevets commandos "A" d'après-guerre.

dague.gif12 septembre 1945, l'Unité Commando quitte l'Allemagne pour s'installer à Marche-les-Dames. Les premiers miliciens volontaires incorporés en décembre 1945 passent à l'époque aux Commandos à la citadelle de Namur. C'est à ce moment que les Sous-Lieutenants de Heusch et Liénard sont chargés d'organiser un camp commando à Marche-les-Dames dont le cadre convient admirablement aux critères qu'exige cet entraînement particulier : rochers, plans d'eau, terrain boisé et accidenté. Des pistes d'obstacles sont créées et notamment les pistes "Stamina" et "Do or Die" d'Achnacarry sont reconstituées. Ils sont aidés par des prisonniers allemands fournis par le Commandement de la Province de Namur contre rémunérations.Le Camp Commando de Marche-les-Dames accueille les premiers miliciens le 16 février 1946. Le commandement du camp est confié à cette époque au Sous-Lieutenant P. Beauprez.

dague.gif20 octobre 1947, le Centre d'Entraînement Commando est constitué en Unité Indépendante et le Capitaine P. Roman en prend le commandement. Dès lors, les cours (brevet A, brevet B, etc...) se succéderont au Centre d'Entraînement Commando sans discontinuer.
dague.gif Un peu d'histoire : Au lendemain de la capitulation allemande, les commandants des deux régiments, les Lieutenant- Colonels Danloy et Blondeel vont devoir se battre pour assurer la survie de leur unité.Dans la réorganisation de l’armée belge, il devient difficile de justifier l’utilité de soldats du type SAS et Commando. Heureusement, la logique l’emporte.Les SAS Parachutistes stationnés près de Bruxelles ensuite à Bourg-Léopold vont créer à Schaffen un Centre d’Entraînement de parachutistes et un centre d’entraînement SAS à Poulseur afin d’y dispenser l’entraînement complet en Belgique.Les Commandos casernés à Marche-les-Dames y installent  un Centre d’Entraînement Commando inspiré de celui d’Achnacarry en Écosse où ils ont été formés pendant la guerre. Les premiers Commandos belges, crées en Grandes -Bretagne par le capitaine Danloy, reçurent leur instruction en août 1942 en Écosse ( Acknaccary ) Après la guerre les commandos belges s'installent en Allemagne ( Lûbeck )

 dague.gifJusqu’en 1951 les bérets rouges et les bérets  verts conservent leurs spécificités et leurs missions mais un destin nouveau pointe à l’horizon ! En 1951, il est décidé de créer le Régiment Para- Commando en réunissant le  Bataillon de Parachutistes, le 2° Bataillon de Commandos, le Centre d’Entraînement de Parachutistes et le Centre d’Entraînement Commando. Cette décision allait permettre aux bérets rouges et aux bérets verts d’apporter leur expérience, leurs acquis, leurs traditions et de cimenter un nouveau type d’unité qui ne serait plus parachutiste ni commando mais Para-Commando. Le Lt Col G. Danloy devient le premier commandant.

dague.gifDès 1953 alors que la guerre de Corée n’est pas encore terminée et que de nombreux bérets rouges et verts s’y étaient engagés, un nouveau Huit citations seront décernées aux deux unités : Italie, Yougoslavie, Walcheren pour les Commandos  Normandie, Belgique, Ardennes, Emden, Oldenburg pour les Parachutistes SAS Danloy et Blondeel  officiers de réserve d’artillerie de formation, commandent deux unités d’élite au sein de L’armée Britannique et créer un style de commandement nouveau axé sur le volontariat et l’entraînement physique sévère en partageant intensivement la vie rude et en s’imposant la même discipline que leurs hommes. Par leur exemple à leurs subordonnés, ils s’efforceront d’abord de les persuader !  

dague.gif  Septembre 1945 A sa rentrée en Belgique , le Régiment Commando s’installe à Marche-les-Dames. En décembre, les premiers miliciens sont incorporés à la citadelle Terre-Neuve de Namur.Avec l’augmentation de ses effectifs, le Régiment Commando est implanté dans trois quartiers : Marche-les-Dames, Citadelle de Namur et à Seilles.En 1952, le Bataillon occupe la Caserne de Seilles avec deux compagnies (1ère et 2ème), le château de Marche-les-Dames avec l’état-major et la 3ème compagnie au camp de Wartet.En 1955, le Bataillon qui n’a plus que deux compagnies de fusiliers et une compagnie État-major, s’installe à la citadelle de Namur et y reste jusqu’en 1961, année où il s’installe à la Caserne Slt Thibaut à Flawinne, où il se trouve toujours actuellement.Le béret vert et le badge des opérations combinées sont adoptés par toutes les troupes commandos vers la fin août  1942.

dague.gifLe béret vert orné du lion belge et le badge des opérations combinées n'ont été distribués aux Belges qu'après le Camp Commando pendant le séjour à Abersoch fin 1942. Jusqu'alors et après encore dans certaines circonstances, c'est le «Cap- Comforter» écharpe roulée en couvre-chef qui était porté. Le devise «United we conquer» Unis nous conquérons était la devise des unités faisant partie des «Opérations combinées»  L’insigne du brevet A commando a été créé en 1946 par le lieutenant-colonel Danlov. Il n'existait pas pendant la guerre. L'insigne actuel du béret date de 1950.           

   16 février 1946    Le Camp Commando  de Marche-les-Dames les premiers miliciens

22 septembre 1945 l'unité Commando quitte l'Allemagne pour s'installer à Marche les Dames accueillit ses premiers miliciens 16 février 1946.  

   20 octobre 1947 Le Centre d’Entraînement Commando est constitué en Unité Indépendante les cours (brevet A, brevet B, etc…) se succéderont au Centre d’Entraînement Commando sans discontinuer.

1er avril 1951 Le "Régiment Commando" change d’appellation et porte le nom de "Bataillon Commando". Pendant quelques mois, il s’appellera même "1er Bataillon Commando".  

1952  Formation du Régiment Para Commando et toutes les unités "Commandos" et "Parachutistes" forme un Régiment Para-Commando sous le commandement du Lieutenant-colonel Georges Danloy. 

fin 1955, Tout le personnel du Régiment Para-Commando conquiert son brevet Commando à Marche-les-Dames. 

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                      Année 45 55- Entrée Marche Les Dames la guérite a gauche

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            Piquets de tentes en bois                            Le réfectoire

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                                                         Le centre  entraînement Para Commando

Équipement Apprentissage du métier de Commando Distribution de notre bleu de travail le smock,héritage des parachutistes canadiens. Le bergame à armure métallique poids à vide 3kg tare 25 à 30 kg le ‘toggle rope' (corde de 1,80 m, avec une boucle d’une part et un ‘blochet’ de bois d’autre part, que l’on peut donc assembler avec d'autres pour de multiples usages), les armes individuelles (fusil, sten, fusil a lunette, jumelles, boussole, cartes, parfois le poignard commando, etc.)

Comment transformer un commando en mécaniques ?Apprendre à marcher au pas exécuter tous les mouvements avec ou sans fusil Porter armes etc ….

Les tentes Adieu chambrée, armoire, pieu, table et poêle sur la paille pour six semaines, en deux rangées de cinq, sous une lourde tente << bonnet de police >>, qui fait 1,90 m au faite, sur 5 m de longueur, sans aucun mobilier (sauf un grabat sur paille véritable, se transformant peu a peu en fumier) pour abriter tout notre équipement : fusil, sac,godasses, couvertures, battle-dress. Tous les matins, inspection des hommes, des tentes » cartouchières, etc...

Marches Rw Speed Marche Rassemblement dans la cour pour l'entraînement avec full-equipment. Marches 5-10Km, speed-marches d'environ 6 km se succèderont tous les jours sans aucune exception.

Les speed-marches L’épreuve clé du Camp commando. Cinq séances en programme : 2 miles (20’) ; 3 miles (30’) ; 5 miles (4S') ;8miles (1h15) et, last but not least, les 10 miles (16 km en 1h35' = 10 km/h), toujours avec l’équipement complet.

P.T.(physical Training ) Tous les matins ,après le déjeuner ( confiture d’orange) P.T (pîtî) en short torse nu quelque soit la température. Courir et ordre de chanter lorsque nous traversions les villages Ceci pour nous amener petit a petit à nos premières speed marches ( succession de marche forcée ) avec tout notre barda (fusil cartouchières ceinturon petit sac ) 4Km 8Km 12Km 16Km en 1h35’

Les pistes d'obstacle Piste de corde, et notre premier R.W de 3 km Courir à petit trot en groupe sans arrêter en tenue P.T ( gymnastique), tout ceci pour nous amener petit a petit à 16 km avec le sac à dos et le fusil.  

anidagger.gif Le Tarzan Réseau d’une centaine de mètres de cordes, cat-crawls, ponts singe, poutres, double câble horizontale tendu entre les arbres et rochers entre 5 et 12m du sol se terminant par un swing depuis un socle rocheux pour se projeter en vol libre dans un grand filet vertical a larges mailles qu’il fallait remonter pour faire une culbute au sommet et redescendre de l’autre côté  Parcours chronométré en 4 à 5 minutes

Droping Grande opération individuelle: Pas d’armes, pas de torche électrique, ni couteau, pas de papiers d’identité, pas de nourriture. Des camions bâchés nous dropes un a un dans les bois Mission : rejoindre avant 6 h du matin la Platinerie (bâtiment désaffecté caché le long de la Semois, a quelques kilomètres de Dohan). Chacun peut consulter la carte d’état-major a remettre avant le départ pour la mémoriser. Recevons par contre un message écrit sur un bout de papier, devra être dissimulé sur soi, après en avoir appris par cœur le contenu La nuit est tombée embarquement dans les véhicules roulons, roulons toujours, mais toujours aussi en pleine forêt. Arrêt très bref un premier homme est largué un peu plus loin, un deuxième et ainsi de suite.... Pour rejoindre notre objectif.... 

anidagger.gif Do or die (passe ou crève) ensemble de 13 obstacles : réseaux de Els barbelés, a franchir par dessus et par dessous, avec le fusil, mais sans le petit sac  boyau étroit creusé sous le sol fossé rempli d'eau, large de 2 a 3 m et précédé d’un fil de fer a 50 cm du sol (choix douloureux entre un saut en hauteur pour retomber pieds joints dans l’eau, ou saut en longueur pour terminer a plat ventre dans la même eau, a cause du fil. Suivait un saut vers le sommet d’une large plaque lisse de zinc, a franchir pour se terminer par l'échelle japonaise, dégoulinante de boue, haute de 7 m, avec 5 échelons a gravir pour redescendre de l'autre côté, avec saut (accroupi ou debout) depuis le 2ème échelon (a 3 m) sur le sol bien battu par les sauteurs précédents il était cependant recommandé de sauter suffisamment loin pour éviter le rouleau de fil barbelé placé au pied de l’échelle. Chrono pour l'ensemble du parcours : 3’40 maximum. Nombreux pieds foulés et écorchures

anidagger.gif Le Stamina (mot anglais signifiant << résistance vitale ») parcours d'une dizaine de minutes a peine avec obstacles : swing, poutre, barbelés, etc )  sur un terrain au relief non seulement très accidenté, mais carrément raviné et gras, dépassant souvent les 45°. Chrono au départ du premier et a l’arrivée du dernier : entraide oblige. A l’issue de cette course de vitesse très éprouvante , pratiquement tous s’affalaient a terre,a la limite de la défaillance.

Extra-drill Suivant l'importance de la valeur de la punition, l'extra-drill est éprouvant, dur, très dur et parfois extra dur. Les punis doivent se présenter éventuellement avec fusil, casque et capote, plus le bergame plein de pierres frisant les 15 Kg. Équipés de la sorte ils doivent marcher, courir, ramper, sauter exécuter la marche du canard avec le fusil au dessus de la tête au gré de l'instructeur. C'est terriblement exténuant On en reviens cassé certains en ont perdu Conscience, être transportés à l'infirmerie..

Tir et maitrise armements à ELSENBORN Camp souvent en hiver en terrain complètement dépouillé, pour des manœuvres régiment,moins individuelles,à tir réel (tommy gun- point50-bren-mortier)  etc….

Le béret rouge Brevet militaire de reconnaissance en tant que soldat d'élite.Divisé en plusieurs épreuves après 3 mois d'entraînements  1ère épreuve Piste de corde en 2 minutes 30 parcours aérien 2ème épreuve Piste d'obstacles en 30 minutes  3ème épreuve : 100m pompier transporter un copain plus le fusil sur le dos sur une distance de 100 mètre en 60 secondes 4ème épreuve Speed marche de 16 km avec tout le barda en moins de 104 minutes C'est là que nous resetons l'esprit CDO et notre devise MARCHE OU CRÈVE ,faite avec le cap conforter porter jusqu'au béret vert et le fusil Lee Enfield.

Death ride saut de la mort , câble métallique ou filin tendu depuis un sommet (jusqu’à 60 m de hauteur) vers le sol a 60 ou 80 m de distance. La descente (minium 30°) s’effectue en plaçant un anneau de corde de  50 cm, préalablement trempé dans l’eau, au-dessus du câble, pour s’agripper par les poignets dans chacune des boucles ainsi formées, puis de basculer par gravité le long du câble (les lourds beaucoup plus vite que les poids-plume), pour se recevoir pieds joints au sol. Choc plutôt brutal ( les foulures ne manque pas ) Dorénavant, les descentes s’effectueront sur mousqueton... beaucoup plus rapides, a tel point qu’il fallut inventer un frein (sur mousqueton) placé a deux mètres de I ‘arrivée.

Le milling ( Épreuve disparue aujourd’hui  Une minute de combat singulier, avec gants de boxe de demi-combat, sans esquisser le moindre mouvement de défense : attaquer, encore attaquer, toujours attaquer l C’est le test idéal pour mesurer notre agressivité. Le K.O.mettait souvent fin au spectacle avant les 60 secondes

80 Km Challenge décisif avant la remise des bérets Rouge ou vert. Avec équipement complet avec une gourde d'eau mais défense d'en boire avant la halte 9h plus tard 1étape de 54km temps en moins de 24 heures avec destruction d'un objectif Un officier en tête ouvre la marche, sans jamais arrêter ou ralentir. Marchons sans arrêt 45 km une petite halte et nous repartons pour la dernière halte avant d'atteindre l'objectif. Enfin repos a même le sol certain on le courage de cuire un bout de viande d'autres s'écroulent. Après un bref repos en route pour l'attaque de l'objectif C'est en boitant douloureusement qu'il faut parcourir les dizaines de km restant. Les pieds en sang certains termineront sans godasses tellement la douleur est devenue insupportable Enfin le château de Marche les Dame

1er mars 1979 Le Centre d’Entraînement Commando est devenu , le Centre d’Entraînement de Commandos du Régiment Para Commando. Il est structuré en quatre compagnies : trois compagnies d’instruction compagnie Instruction et compagnie École à Warthet, compagnie Camp et compagnie État-major et Services à Marche-les-Dames

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Text 6

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                                  Photo 1947  

Jusqu’en 1981 Le centre s’appelle quartier d’Arenberg  

23 octobre1984 Le quartier est rebaptisé Quartier Lieutenant-Général Pierre ROMAN. 

 Mon entrainement. Vécu au jour le jour 1970 

1èr jour Le moral est bon, nous arrivons à Marche les Dames ou nous nous installons dans des grandes tentes situées au bas des rochers. Pour nous c'est le grand confort on dort sur des lits de l'armée en toile. Très vite nous allons déchanter. Que se passe t'il ? Ca gueule à nouveau de tous les côtés, depuis quelques temps cela s'était calmé... Putain! on est a nouveau traité comme des bleus... Le soir piste du risque à une hauteur de +- 100 mètre nous escaladons des rochers, longeons des corniches, il fait glacial et noir nous voyons a peine nos pieds car un épais brouillard viens en plus compliqué notre progressions Pont indien une poutrelle entre deux rochers à traverser avec le vide en dessous la panique de ma vie...   Au pied des rocher nos tentes ( Un sac à paille sur une claie en bois )

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2 ème jour Nous partons la nuit, marche rentrons vers 3 heures du matin nous regagnons nos tentes, vidés transis de froid, j'ai jamais autant apprécié le peu de confort pour dormir. Lever 6 heures c'est reparti. Piste du vertige, sauts d'obstacles. Speed Marche de 5 km. Comment je tiens le coup ???

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                    Le tarzan                              La cage du lion                      Échelle Japonaise

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                       Cat Crauwl                               Départ piste Émilienne

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                Échelle japonaise                                                            Le Gd Filet ( M.L D )

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                                                       Échelle Japonnaise

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                                                                                                                                   Le Gd Cat -crowl

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             Il faut se jetter sur le tronc                          DO OR DIE

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                                    Le pont du singe                                             Cat -crowl

3 ème jour Botting apprentissage des nœuds. Ballot individuel. Système d'emballer nos vêtements dans notre toile de tente afin de traverser la Meuse torse nu. Il faisait glacial 5 ° Bien sûr de l'autre côté de la berge, frigorifiés, tous nos vêtements sont trempés car la toile de tente n'est plus assez étanche et je dois les enfiler ainsi. Après-midi rappel de 80 mètres plusieurs se brûlent les mains.   

4 ème jour Enfin je suis de piquet, repos. 

5 ème jour Nouvelle technique de montée individuelle sur le rocher pas facile du  tout. S'assurer soi même avec une petite cordelette le long de la corde principale.   

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6ème et 7 ème jour Le w-end Ouf !

8 ème jour L’enfer recommence.  Détrail, rochers, botting, nuit en bivouac on était trop bien dans nos tentes, retour à 6 heures du matin au camp. Inspection du barda pas question de repos. Et la fameuse petite cascade en hiver les mains glacée Divers technique sur les pistes d'obstacles et rochers ( MOI)

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15 juin 1971 Arrivée a notre bivouac clandestin, pas de bruit, camouflé  de garde tout la nuit ceci pour nous empêcher de dormir... Le lendemain, départ par groupes de deux avec une carte ou est tracée la route à suivre pour une marche de 4 km . Nous allons nous perdre nous marcherons 9 heures épuisés et surtout le moral cassé. A peine arrivés il faut emballer notre barda dans un ballot  pour traverser a la nage et remettre en vitesse nos vêtements mouillés, marcher encore 2 km  monter nos tentes et tout remettre en ordre. Nous étions plus ou moins humides mais la pluie vient s'en mêler, il pleuvra sans cesse, nous sommes trempés, tant pis, je dors ainsi je ne sens plus rien on nous laisse tranquilles jusqu'au lendemain

16 juin 1971 Lever 6 heures,  départ pour les rochers de la Freyr, montée et descente en rappel à 120 mètres retour aux tentes vers 18 heure, repas, quartier libre la pression se relâche un peu.       

17 juin 1971 Départ en dinghi, 3heures de rames dans la pluie et le vent glacial. Bivouac et garde toute la nuit.  

Un site est consacré à nos Ladys Paras Commando http://usacdo70.e-monsite.com/pages/lady-s-para-commandos-1976.html Marches les Dames

                              C'est aussi nos Ladys Para Commandos

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                                      Yvette : Ladys Para Commando

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09 Juin 1971 Embarqué dans des camions nous sommes amenés dans un château de Dave comme prisonniers. Déchargés très brutalement nous avons ordre de nous coucher dans les orties. Nous avions intérêt de nous taire.  Nous sommes questionnés l'un après l'autre très durement nous avions reçu ordre de ne rien dire. Nous subissons menaces injures, bousculés. Nous arrivons à nous évader et nous rendre au camp à 15 km de là. . (Cet exercice s’appelle AGADIR se déroulait le soir, de Dave il fallait rejoindre Marche-les-Dames en se basant sur un itinéraire tracé sur une carte ± 25 km. (cet exercice s'appelle  Me and my  Pal )  Si l’on arrivait avant minuit sur le bord de la Meuse en face du camp, un partisan nous faisait traverser le fleuve en dinghy. Autrement il fallait se taper Namêche , traverser le pont enjambant la Meuse et marcher quelques km jusqu’au camp de Marches-les-Dames. 

Tests Individuelles 40 minutes de parcours, franchissement d'un câble, monter aux rochers avec corde à nœuds, montée d'une vallée de 70 mètres Tunnel de 100 mètres tout y est noir il faut se repérer avec les mains. Traversée sur un canot d'une place d'un étang et pour finir la fameuse cascade ou pend une corde qu'il faut descendre les mains bleu de froid.

Le  Raid en Corse Départ vers 8h30m en C119 pour la Corse. Chaleur terrible, à peine débarqué nous recevons nos vivres pour la marche d'une semaine, il faut tout porter. Cela pèse une tonne certains vont abandonner des vivres pour diminuer le poids du sac. ( Bergam) La marche commence directement. La chaleur est accablante, certains tombent de chaleur. Nous atteignons la source de Salone ou nous établiront notre Bivouac. Je serai de garde.
29 juillet 1971 Debout 4 heures du matin nous marchons toute la journée à travers les collines notre sergent guide en tête nous l'avons surnommé ( Ben Hur ) IL avait une longue barbe. Popof veut abandonner et s'assied. Arrivée le soir vers 17 heures Monforachoie
30 juillet 1971 Je l'ai bien compris marche ou crève si je m'arrête je reste là, je dois continuer.

31 juillet 1971 Je manque d'eau je crève de soif, je n’en peux plus comme un automate j'avance. Je veux y arriver. 

      e1cc6f9276a1dbe15a15def0bb19a7da.gif         Entraînement commando est terminé ...        brevet-commando-a-bac.gif

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                                                              Marches Les Dames ( Aujourd'hui )

De nos jours chaque candidat ayant satisfait aux tests de sélection suivait une formation de base de Para-Commando à Marche les Dames, au camp de WARTET durant 3 mois. Le rythme y est soutenu mais progressif. On développe le physique et le « spirit » nécessaire pour la suite du programme. Ensuite le candidat « descendait » au Château à la « compagnie Camp » pour y suivre sa formation de Commando durant 4 semaines. Ces 4 semaines se font dans le respect des traditions d’Ecosse. On dors très peu et sur des paillasses de paille, en tente, au pied du Château d’Arenberg.Les exercices, escalades, marches, instructions, franchissements d’obstacles naturels, rivières, rochers, combat rapproché, se suivent à un rythme infernal La 4 ème semaine a lieu le raid final de synthèse.

                                                   Le Camp de Warthet

     

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            Marche les Dames a aussi été marqué par la chute du Roi Albert  1èr

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 Espace dédié au Roi Albert c’est là que le roi Albert 1er se tua accidentellement 17/02/1934

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                                                                                                                            Chapelle des Commandos

                            Centre des Para Commandos installé dans le château d’Arenberg.

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Le domaine et le château de Marche-les-Dames ont été compris dans le séquestre qui a été mis sur les biens des d’Arenberg après la première guerre mondiale. Durant la deuxième guerre mondiale, l’occupant restitue les biens à la famille ducale. Repris par l’Etat belge à l’issue du conflit, ces biens sont mis à la disposition des commandos comme centre d’entraînement .

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