Opération Ommegang Stanleyville 1963

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Albert Vanbergen Bonjour , je suis un ancien de la 13 session 62/63, j'aurais souhaité avoir les coordonnées mail, voir plus, de Daniel Baise, mon ami qui a dessiné dans mon livre photos et que je garde encore bien précieusement, tout ceci afin de compléter ma recherche et j'ai comme projet de réaliser une exposition pour le 50ème anniversaire de l'accident de Detmold. Amitiés para-commando Albert Vanbergen Je t'enverrai des cd sur Staleyville et Ommegang intervention au Congo

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OMEGANG PARA BELGE  009-1.jpg

e4cac3261e487439e25eb9e5d816bd07.gif Lorsque le 27 novembre 1964 le Premier Bataillon de Parachutistes renforce quitta a bord de douze C 130 l’espace aérien de la Belgique pour une destination inconnue, seules quelques personnes étaient au courant de la mission réelle. Beaucoup faisaient des suppositions mais peu pensaient qu‘il s'agirait d'une opération humanitaire dans le nord est du Congo. Cette opération audacieuse n‘a été rendue possible que grâce a la détermination du gouvernement de l'époque, a la confiance que ce même gouvernement portait au Régiment Para Commando et a l'étroite collaboration avec les USA. Après une projection de personnel et de matériel sur une distance de 11000 Km plus de 2000 personnes furent sauvées en trois jours des mains d'un mouvement de terreur qui n‘hésita pas a s‘adonner a des carnages arbitraires. Nos pertes se chiffrèrent a morts et 12 blesses. Nous pouvons avec raison être tiers de l‘exécution parfaite de ce que le pays attendait de ses Para Commandos. A l’étranger cette opération est citée entre autres en exemple dans Plusieurs précis tactiques ou règlements. Avec 1‘opération Shaba de 1978 le Régiment Para Commando a prouve que le pays pouvait toujours compter sur lui. Disposant alors des mêmes avions qu'en 1964 la Nation ne du faire appel a aucune aide étrangère. La Force Aérienne Belge exécutera la mission d'une manière tout aussi parfaite.Espérons qu’a l'avenir le pays ne devra plus faire appel a l‘armée ou a ses Para Commandos et que partout régneront la paix et le calme, Mais si la Nation a besoin d‘eux demain, ils seront prêts. Nonobstant les nombreuses restrictions actuelles, l’instruction et entrainement sont donnes avec la même énergie qu'autrefois. Déterminations, sens de l'initiative, capacités n’adaptions, de persévérance et d'endurance sont les armes du Para Commando. Les unités Para Commando restent toujours prêts a servir la Nation, ou que cela puisse être. 

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e4cac3261e487439e25eb9e5d816bd07.gif Il y a 40 ans Après une longue Sécession katangaise, le Congo était début 1964 enfin a nouveau réuni. Les troupes de l’ONU avaient quitte le pays et un renouveau économique et financier se dessinait. Cependant, sous le gouvernement du premier ministre Adoula l'opposition nationaliste ne s'avoua pas vaincue. Pierre Mulele , qui était rentre clandestinement après un long séjour en Chine attisa les difficultés économiques et sociales qui régnaient dans les provinces de l'Est. La révolution éclate en juin et dès septembre la moitie du territoire est aux mains des rebelles. Les forces armées du gouvernement central du Congo (Kinshasa) réagissent et en novembre elles sont prêtes a infliger un sérieux coup aux rebelles. Plusieurs colonnes de l’Armé Nationale Congolaise (ANC) font en effet route vers Stanley ville, la capitale des opposants. Ces colonnes sont encadrées par du personnel européen (assistance technique) et sont aussi composées de mercenaires blancs. Pour faire pression sur le gouvernement central et sur les pays qui soutiennent leur action,les rebelles n‘hésitent pas a prendre en otage tous les européens qui résident dans les territoires sous leur contrôle. Ce sont surtout la Belgique et les États Unis qui se montrent préoccupes par le sort de leurs ressortissants qui sont menaces d'une dure façon. Dans le plus grand secret, les deux pays préparent une opération de sauvetage. Seule, la Belgique ne peut entreprendre une telle opération car notre Force Aérienne possède bien le personnel compétent nécessaire mais non les moyens aériens adéquats. L‘autonomie du C 119 n'est pas suffisante. Le 17 novembre le signal de départ est donne et 545 Para Commandos se rassemblent sur la base de Kleine Brogel , a savoir : Le Premier Bataillon du Parachutistes, renforce de la 12 Compagnie du Deuxième Bataillon de Commandos, sous les ordres du Major Mine. Un détachement de dispatchers et d'équipes de chargement du Centre d'Entrainement de Parachutage, sous les ordres du Major Ledant.- Un poste de commandement tactique du Régiment Para Commando avec le Colonel Laurent, qui commandera les opérations.Sans avertissement atterrissent le soir même douze avions C 130 de l‘USAF,appartenant aux 776th et 777th Squadron du 464th Troop Carrier Wing Americans d'Evreux (France). Le matériel est charge, tout le personnel embarque et les véhicules sont laisses le long des pistes. Le Premier Bataillon de Parachutistes quitte l'espace aérien belge pour une destination inconnue. Ce n‘est qu'après une heure de vol que les chefs d'avions sont autorises a ouvrir une enveloppe. La destination est Ascension, une ile le long de la cote Africaine, étape avant une intervention éventuelle au Congo .

e4cac3261e487439e25eb9e5d816bd07.gif Sur l’ile, la liberté de mouvement se limite a un terrain abandonné et dénudé de 400 m sur 400 m. Tout le monde dort en tente individuelle. Mais bientôt l'Armée américaine apporte son aide d'une manière rapide et saisissante. De grandes tentes sont montées, des bulldozers creusent des w.c., des douches sont installées. Durant les repas la plupart font connaissance pour la première fois avec le système << Self Service>>. Le soir, des séances de cinéma en plein air sont données sur grand écran. Les films ne passeront que deux ans plus tard sur les écrans de Belgique. Le temps libre est consacre a l‘amélioration des moyens de liaison avec les autorités supérieures; la troupe reçoit des révisions d’armement et des briefings sur Stanleyville.ll est décide que lors de l‘opération une escale aurait lieu a Kamina et dans l’après-midi du 21 novembre a lieu le déplacement vers l'ancienne base de notre force aérienne. Un C 130 spécialement équipe de moyens de communication rejoint l'opération et est mis a la disposition du Col Gradwell (USAF) qui commandera les opérations aériennes.L'ordre d'exécution de 1'opération Dragon Rouge est donne et dans la nuit du 23 au 24 novembre cinq C 130 avec 320 parachutistes a bord décollent. Ils sont suivis a une demi heure par deux C 130 charges de huit jeeps blindées, eux mêmes suivis par cinq autres C 130 avec la 12 Cie, du matériel et de l‘équipement. Un parachutage est prévu a l'aube. Vingt minutes avant l'heure prévue les cinq C130 se placent en << line astem>> a 20 secondes d'intervalles et commencent un vol au ras des flots du fleuve Congo. Le parachutage a lieu a 0400 Z Hr d'une hauteur de 200 m. En 80 secondes, 320 parachutistes sont droppés par sticks de 32 simultanés d'une façon impeccable. Les rebelles ouvrent le feu mais leur tir est imprécis. Certains avions seront touches et des impacts relevés dans les réservoirs d'essence. La piste d'atterrissage, qui était encombrée par 400 a 500 futs et quelques carcasses d'auto est dégagée afin de permettre aux C 130 d'atterrir, lls décollent d'ailleurs aussitôt car ils sont pris sous le feu d'années automatiques depuis des palmiers et la brousse.Lors de la recherche des otages la chance sourit. Durant le nettoyage des bâtiments de 1'aéroport le téléphone sonne et une voix anonyme signale que les otages se trouvent a l'hôtel Victoria, ce que confirme immédiatement un religieux libéré. Avec la 11 Compagnie en tête, suivie de la 13 Compagnie et de la 12 Compagnie le bataillon se rue vers le centre de la ville. Malgré quelques résistances les 3 km sont parcourus en 35 minutes. La 11 Compagnie progresse vers le Nord et l‘h6tel Victoria tandis que la 13 Compagnie traverse le centre en direction du camp Ketele, de l'autre cote de le ville.Environ 250 Européens qui se trouvaient a l’hôtel Victoria sont pousses dans la rue.Alors que les paras n'ont pas encore débouchés dans la rue, les rebelles ouvrent le feu avec une arme automatique. Une panique s'en suivit et tandis que les otages tentent de fuir on devra relever 18 morts et une trentaine de blesses graves.A partir de 0540 Z Hr les otages sont escortés vers l'aérodrome. Sur place la tour de contrôle est remise en état. De nombreux avions tant civils que militaires atterrissent l'un après l'autre et évacuent les Européens et les blesses vers Léopolville (KINSHASA). De temps en temps des avions doivent décoller a moitie charges car ils sont pris sous le feu d'armes automatiques. Des patrouilles sont envoyées régulièrement afin de chasser les rebelle

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 e4cac3261e487439e25eb9e5d816bd07.gifEn ville la recherche des blancs se poursuit. Certains se sont réfugies dans des endroits Impensables : armoires, plafonds,...11 est parfois difficile de les convaincre de quitter leur cachette et il faut les appeler dans toutes les langues. C'est au cours d‘une de ces recherches que le soldat DE WAEGENEER sera atteint d'une balle au ventre. ll décédera durant son transport a Léoplodvolle.A 0900 Z Hr la jonction est réalisée avec la colonne du Colonel Van De Walle qui était parti de Kamina. La recherche des Européens se poursuit a partir de cette colonne, et principalement hors de la ville. A 1300 Z Hr l‘ordre est donne a tous les Para Commandos de se regrouper a l'aérodrome et at 1500 Z I-lr des positions défensives sont occupes.Vers 1600 Z Hr a lieu une des déjà si nombreuses attaques des rebelles, mais cette fois appuyee par des tirs mortiers. Le P1 chauffeurs est pris pour cible. L'intervention d’un peloton fusiliers, de la section Recce de la 13 Compagnie et l'appui aérien d'un T 28 cubain sera nécessaire. Le 1Sgt. Maj. Wouters de la Force Aérienne sera tue par une balle alors qu'i1 installait une antenne nécessaire aux liaisons. Quelques tirs ont lieu durant la nuit et des l’aube tout le monde est en état d'alerte. Mais les rebelles ne se montrent plus.La journée du 25 novembre est consacrée a la préparation de l'opération suivante DRAGON NOIR et a la poursuite de l'évacuation des blancs.Dans la nuit de 25 au 26 novembre quatre C 130 avec 240 parachutistes de la 11 Compagnie et de la 13 Compagnie décollent pour Paulis, a 400 km au Nord-est de STANLEYVILLE. Comme pour l‘opération précédente le parachutage est prévu a l'aube.La zone déboisée ne dépasse pas 900 m sur 70 m. La piste elle même n'est faite que de terre battue. Un parachutage de grande précision est nécessaire : deux premiers passages par sticks de 15 simultanés, un troisième passage pour les dispatchers et les colis. La mission est difficile : 1'effet de surprise n'est plus possible et l'aérodrome est noyé dans le brouillard. De plus les rebelles se montrent menaçants pour les otages.A 0420 Z Hr quatre C 130 larguent avec une précision remarquable les parachutistes dans un paysage noyé dans le brouillard. Le tir des rebelles est nourri mais peu précis. Les avions sont malgré tout atteints et le Sgt ROSSINFOSSE est atteint dans la pore d'une balle aux poumons. Une fois au sol le brouillard offre un bon couvert pour le enoyage des bâtiments et de la piste. Pendant que la 13 Compagnie s'occupe de Aérodrome, la 11 Compagnie se rue vers la ville. Les avions charges de jeeps radio et reecee atterrissent dans de mauvaises conditions vers 0440 Z Hr. Une mitrailleuse anti-aérienne. 50 qui gène l‘atterrissage des autres avions doit être neutralisée en bout de piste.En ville, la tache de la 11 Compagnie n'est guerre facile non plus. Les otages sont vite localises mais partout les rebelles font preuve d‘une résistance acharnée. A un Y carrefour, le Cpl WELVAERT prend sous le feu une mitrailleuse qui gène la progression, mais il est lui-même tue par une rafale.Vers 0800 Z Hr on compte déjà quelques 250 otages libères. ll est cependant très difficile  d'atteindre les blancs terrorises dans leur cachette, pendant que les rebelles continuent a ouvrir le feu. Le 27 novembre des patrouilles sont encore envoyées en brousse ;.i.;~;r de PAULIS mais des le matin les premiers mouvements aériens ramènent toutes les troupes de Stanleyville et Paulis vers KAMINA. Le soir tous sont a nouveau rassembles.

 006-copie.jpgToen op 17 november 1964 het versterkt Eerste Bataljon Parachutisten aan boord van 12 Amerikaanse C 130 vliegtuigen het Belgische luchtruim verliet met onbekende bestemming, waren slechts enkele personen op de hoogte van de werkelijke opdracht.Velen maakten veronderstellingen maar weinigen konden geloven dat het een humanitaire operatie zou worden in het noordoosten van Kongo. Deze gewaagde operatie was maar mogelijk door de vastberadenheid van onze toenmalige regering, door het vertrouwen dat diezelfde regering stelde in het Regiment Paracommando en door een hechte samenwerking met de U.S.A. Na een projectie van troepen en materieel over een afstand van 11000 km worden in drie dagen tijd meer dan 2000 personen gered uit de handen van een terreurbewind dat niet terugdeinsde om tot willekeurige moordpartijen over te gaan. De eigen verliezen beperken zich tot 3 doden en 12 gekwetsten. Terecht mogen wij tier zijn op de perfecte uitvoering van wat het land van haar Paracommando’s verwachtte. ln het buitenland wordt tenandere deze operatie in menig tactisch handboek of reglement als voorbeeld gesteld.Met de operatie SHABA zal het Regiment Paracommando in 1978 bewijzen dat het land op haar kan blijven rekenen. Besehikkend over dezelfde vliegtuigen als in '64 moet de Natie slechts in beperkte mate beroep doen op een vreemde mogendheid. De Belgische Luchtmacht zal ook deze opdracht op een perfecte wijze uitvoeren.Laten wij hopen dat in de toekomst het land geen beroep meer moet doen op zijn leger of zijn Paracommando’s en dat er overal vrede en rust moge heersen. Maar indien de Natie hen morgen nodig heeft, staan zij altijd paraat.Niettegenstaande cle vele beperkingen op de dag van vandaag, wordt de opleiding en de training met dezelfde wilskracht van vroeger verder gezet. Vastberadenheid, zin voor initiatief, aanpassing, doorzettings— en uithoudingsvermogen zijn de wapens van de Paracommando. De Paracommando eenheden staan immers paraat om de Natie te dienen, waar het ook mag zijn.

006-copie.jpg40 Jaar geleden na een lange Katangese afscheiding is begin 1964 KONGO eindelijk weer verenigd.De UNO-troepen verlaten het land en een economisch en iinancieel herstel tekent zich af.\Iaar een nationalistische oppositie onder de regering van de eerste minister ADOULA geeft zich niet gewonnen. Pierre MULELE, die clandestien is teruggekeerd na een lang verblijf in China, buit de sooiale en economische moeilijkheden uit die er heersen in de oostelijke provincies. In juni breekt de opstand uit en in september is reeds de helft van het V grondgebied in de handen van de rebellen. De strijdkrachten van de centrale regering van Kongo (KINSHASA) reageren en in november staan zij klaar om een zware slag toe te hrengen aan de opstandelingen. Inderdaad, verschillende colonnes van l' Armée Nationale Congolaise (ANC) rukken op naar STANLEYSTAD, de hoofdstad van de opstand. Deze colonnes hebben Europees kader (technische hulp) en in hun rangen tellen zij ook blanke huurlingen. Om druk uit te oefenen op de centrale regering en op de landen die hun acties steunen, aarzelen de opstandelingen niet om alle Europeanen die zich in het door hen gecontroleerde gebied bevinden, als gijzelaars te beschouwen. Vooral Belgié en de Yerenigde Staten van Amerika maken zich zorgen over het lot van hun onderdanen die ernstig bedreigd worden. Met de grootste geheimhouding wordt door beide landen een reddingsoperatie voorbereid. Alleen is ons land niet in staat zulke operatie uit te voeren,omdat onze Luchtmacht wel over bekwaam personeel beschikt maar niet ver het gepaste luchtmiddel. De autonomie van de C 119 is zeer beperkt. Op 17 november wordt het vertreksein gegeven en 545 Para — Commando‘s verzamelen zich op de basis van KLEINE BROGEL. Het zijn: — Het Eerste Bataljon Parachutisten onder bevel van Majoor MINE en versterkt met de 12 Compagnie van het Tweede Batalj on Commando — Een detachement despatchers en laadploegen van het Trainingscentrum Parachutage onder bevel van Majoor LEDANT

006-copie.jpg De bewegingsvrijheid daar is beperkt tot een verlaten en kaal terrein van 400 m op 400m; iedereen logeert in zijn individuele tent. l\/laar op een verbazende snelle manier komt het Amerikaanse leger ter hulp. Grote tenten Worden opgesteld, bulldozers graven Wc’s en stortbaden Worden gemonteerd. Bij de maaltijden maken de meeste voor het eerst kennis met het systeem >>Self Service>>. 's Avonds worden in open lucht cinemavertoningen gegeven op een groot doek; de films zullen eerst twee jaar later in Belgie te zien zijn. De tijd wordt doorgebracht met de verbetering van de verbindingsmogelijk heden met de hogere autoriteiten. Aan de manschappen worden herhalingslessen bewapening en briefings gegeven over de operatie STANLEYSTAD,Er wordt beslist dat bij de operatie een tussenlanding zal gernaakt worden te KAMINA en in de namiddag van 21 november gebeurt de verplaatsing naar de vroegere basis van onze Luchtmacht. Een C 130, speciaal uitgerust met communicatiemiddelen, vervoegt en staat ter beschikking van Kolonel GRADWELL (USAF), die de luchtoperaties zal leiden. Het order van de uitvoering van de operatie RODE DRAAK wordt ontvangen.ln de nacht van 23 op 24 november stijgen vijfC 130 op met 320 parachutisten aan boord. Op een half uur Worden zij gevolgd door twee vliegtuigen met aeht gepantserde jeeps en op hun beurt op een half uur gevolgd door vijfandere vliegtuigen met de 12 Compagnie, materieel en uitrusting. De parachutage is voorzien bij dageraad. Twintig minuten er voor, plaatsen de vliegtuigen zieh in line astern met 20 seconden tussenruimte en beginnen een scheervlucht over de Kongostroom. Vanaf een drophoogte van 200 m Worden om 0400 Z Hr in 80 seconden tijd de 320 man in gelijktijdige sticks van 32 op een onberispelijke vvijze gedropt. De rebellen openen het vuur maar schieten onnauwkeurig. Toch zullen enkele vliegtuigen bedacht worden met kogelgaten in de brandstoftanks. De startbaan versperd met 400 at 500 vaten en enl<ele autowrakken, wordt ontruimd zodat de volgende vliegtuigen kunnen landen. Zij stijgen echter onmiddellijk op daar geregeld met automatische wapens gevuurd wordt vanuit palmbomen en de brousse.Bij het zoeken naar de gijzelaars zit het geluk mee. Bij de zuivering van de gebouwen van de luchthaven, rinkelt de telefoon en een anonieme stem meldt dat zij zieh in het hotel Victoria bevinden. Een bevrijde geestelijke bevestigt dat onmiddellijk. Met de 11 Compagnie op kop, gevolgd door de 13 Compagnie en de 12 Compagnie, wordt snel opgerukt naar het centrum van de stad. Niettegenstaande enkele kleine weerstanden wordt de 3 km in 35 minuten afgelegd. De ll Compagnie vordert naar het noorden van de stad en het hotel Victoria, terwijl de 13 Compagnie het centrum doorschrijdt naar het kamp KETELE aan de andere kant van de stad. Een 250 tal Europeanen, dat zieh in het hotel Victoria bevonden, worden door de Simba's voor hen uit op straat gedreven. Wanneer de Para‘s nog achter de hoek van de straat zijn wordt het vuur geopend inet een automatisch wapen. ln paniek trachten de gijzelaars te vluchten maar 18 doden en een dertigtal zwaar gewonden blijven ter plaatse achter.Vanaf 0450 Z Hr Worden de vluchtelingen naar het vliegveld geescorteerd.Daar is de controletoren weer in orde gebracht.Talrijke burgerlijke en militaire toestellen komen onophoudelijk aangevlogen en evaeueren de Europeanen en de gekwetsten naar LEOPOLDSTAD (KINSHASA).Af en toe moeten er vliegtuigen de lucht ingestuurd Worden nog vooraleer zij volledig geladen zijn omdat het vliegveld nog onder het vuur ligt van automatisehe 

006-copie.jpg wapens. Regelmatig worden er patrouilles gestuurd langs de rand van het vliegveld om rebellen te verdrijven.In de stad wordt het zoeken naar blanken verder gezet, Sommigen hebben zich op de meest ondenkbare plaatsen verscholenz in kasten, plafonds en kruipkelders. Het is bijzonder moeilijk om hen hun schuilplaatsen te doen verlateng in alle mogelijke talen wordt er geroepen. Het is tijdens zulk een zoekactie dat soldaat DE WAEGENEER door een kogel in de buik wordt getroffen. Hij zal overlijden bij de overbrenging naar LEOPOLDSTAD. Om 0900 Z Hr wordt de verbinding verwezenlijkt met de colonne van Kolonel VAN DE WALLE die vanuit KAMINA was vertrokken. Vanuit deze colonne wordt het zoeken naar Europeanen verder gezet, vooral buiten de stad.Om 1300 Z Hr wordt aan alle Parac0mrnando’s het bevel gegeven zieh rond het vliegveld te hergroeperen en om 1500 Z Hr zijn de defensieve stellingen ingenomen. Omstreeks 1600 Z Hr is er de zoveelste aanval van de rebellen op het vliegveld, ditmaal gericht tegen het peloton chauffeurs en gesteund door rnortieren. De inzet van een peloton fuseliers, de sectie Reece van de 13 Compagnie en een luehtaanval door Cubaanse T28 zijn nodig. 1SgtMaj WOUTERS van de Luchtmacht wordt door een kogel gedood wanneer hij bezig is een antenne op te spannen nodig voor de verbindingen. 's Nachts wordt er heel sporadisch geschoten en bij dageraad is iedereen in alarmtoestand, maar de rebellen dringen niet meer aan. De dag van de 25 november wordt besteed aan de voorbereiding van de volgende operatie, ZWARTE DRAAK, alsook aan het verder evacueren van blanken.ln de nacht van 25 op 26 november stijgen vier C 130 met 240 manschappen van de ll en 13 Compagnie op met bestemming PAULIS, 400 Km noord — oost van STANLEYSTAD. Zoals de vorige operatie zal bij dageraad gesprongen worden op het vliegveld. De ontboste ruimte is echter niet groter dan 900 m op 70 m. De startbaan zelf bestaat uit gewalste aarde. Een parachutage met zeer grote nauwkeurigheid is nodig: de twee eerste droppings met sticks van 15 gelijktijdig, de derde voor de despatchers en de co1li’s. De opdracht is zeer moeilijkz het verrassingseffect is niet meer mogelijk en het vliegveld ligt in een dichte mist. Daarbij zijn de rebellen hier ook wreder tegenover de gijzelaars.Om 0402 Z Hr droppen de vier C 130 met een merkwaardige nauwkeurigheid de manschappen over een landschap dat volledig in de mist is gehuld. Het vuur van de rebellen is hevig maar minder nauwkeurig. De vliegtuigen worden wel geraakt en Sgt ROSSINFOSSE krijgt in de deur een kogel in de longen. Eens op de grond vormt diezelfde mist een goede dekking om de gebouwen te zuiveren en de startbaan te ontruimen.Tewvijl de 13 Compagnie belast is met de beveiliging van het vliegveld, stormt de 11 Compagnie naar de stad. In zeer moeilijke omstandigheden landen om 0440 Z Hr de vliegtuigen met de radio- en Reccejeeps. Aan het uiteinde van de landingsbaan moet een luchtafweermitrailleurs .50 uitgeschakeld worden die de landing van de andere vliegtuigen verhindert. Ook in de stad heeft de 11 Compagnie het niet gemakkelijk. De plaats waar de gijzelaars zich bevinden is vlug gekend maar overal is er hardnekkige weerstand vanwege de rebellen. Op een kruispunt neemt Kpl WELVAERT een machinegeweer onder vuur dat de opmars belernmert, maar hijzelf wordt door een kogelbui gedood. 

            e4cac3261e487439e25eb9e5d816bd07.gif Congo 1964-1965 L’épopée des colonnes de l'Ommegang

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Apres quatre années d'indépendance, caractérisées par une situation politique mouvementée, la République Démocratique du Congo (KDC) est troublée par une insurrection née au Kivu et qui se propage ensuite au Kivu. La jacquerie s‘étend et très A rapidement les rebelles, qui se qualifient de << Simba >>, occupent la moitie du territoire national. Début aout 1964, ils font de Stanleyville la capitale d'une République  Populaire. Face a cette situation anarchique, Paul-Henri Spaak, ministre des Affaires étrangères, en accord avec les autorités congolaises, décide de renforcer l’assistance technique militaire déjà sur place en mettant des équipages de la Force aérienne belge a la disposition de l’aviation congolaise et puis en envoyant des équipes dites logistiques" pour soutenir les Forces armées  gouvernementales.  Le ministre Paul-Henri Spaak désigne également le colonel BEM Fréderic Vandewalle auprès du Premier ministre congolais Moise Tshombe. Ce dernier charge le colonel Vandewalle de constituer une Brigade qui aura pour mission de reconquérir le territoire tombe aux mains des rebelles.» Dans l‘immense zone en insurrection et suite a la riposte improvisée par les autorités  clé Léopoldville, qui en plus de ses équipages réguliers utilise aussi des mercenaires pour piloter ses avions, des milliers d'étrangers occidentaux et asiatiques deviennent des otages virtuels. Les élites congolaises sont victimes de massacres aussi systématiques qu'horribles. La 5m° Brigade mécanisée se forme a Kamina, l'ancienne base métropolitaine belge, au prix des plus grandes difficultés et est prête au mouvement le 1°'novembre 1964. Organisée en colonnes très mobiles, elle comprend soixante six officiers et sous-officiers recrutes au sein de la Force terrestre belge, trois cent cinquante mercenaires, des unites en majorité katangaises rentrées d‘Angola ainsi que des unîtes de l'Armée Nationale Congolaise (voir organigramme).

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Elle pourra compter sur un appui aérien direct de quelques chasseurs bombardiers et hélicoptères.Elle est équipée d'un armement, d‘un charroi et d’équipements des plus disparates, ce qui fait dire au colonel Vandewalle : << Ici, j'ai l’impression de commander  l'Ommegang» (allusion au cortège folklorique bruxellois). Cette appellation fut de  suite adoptée et c'est ainsi qu'on parlera désormais des colonnes de l‘Ommegang.La colonne principale gagne par rail, par air ou par route le centre de Kongolo,point de départ de l'offensive vers Stanleyville distante de huit cent cinquante kilomètres. novembre 1964, la première partie de la 5m Brigade, commandée par le LtCol Liégeois et baptisée << Lima 1 >>, entame sa progression vers Kindu. De  suite, il faut se rendre a l’évidence: les rebelles massacrent les colons ainsi que de nombreux congolais de façon ignoble. Aussi le commandant de << Lima 1 >> impose a sa colonne un rythme soutenu, progressant même de nuit. Ce faisant il bouscule plusieurs (embuscades, empêchant les rebelles de se rétablir sur d’autres positions.

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La colonne atteint Kindu le 5 novembre. De Kongolo a Kindu, << Lima l >> aura sauve plus de trois cents otages. Durant deux semaines un pont aérien, assure par les équipages belges de la FATAC et américains de l’USAF, amène a Kindu des renforts de troupes, de véhicules et de munitions. << Lima 1 >> se voit ainsi renforcée par << Lima 2 >>, commandée par le LtCol Lamouline. Le 19 novembre, l‘Ommegang au complet s'ébranle vers Stanleyville. Après plusieurs contacts avec les rebelles, plusieurs franchissements et diverses péripéties, ces éléments atteignent Lubutu le 22 novembre a quelque deux cents kilomètres de Stanleyville. Au même moment, d'autres colonnes reprennent également de nouvelles régions sous contr61e des rebelles (voir carte du Congo ). La colonne dite << Nord >>, partie de Gemena atteint Lisala a la fin de septembre. Elle occupe Bumba le 16 octobre et a arrivera a Paulis le 9 décembre en ayant assure l'évacuation d'un millier d‘étrangers.

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La colonne << Tshuapa >> reprend Boende le 24 octobre puis lkela le 6 novembre, tandis que celle dénommée << Opération Kivu >> progresse de Bukavu vers le nord. Elle atteindra Bunia en décembre.Ces différentes colonnes passeront aux ordres de la 5ème Brigade mécanisée le 9 novembre 1964.  faut donc entendre par Ommegang l'ensemble des colonnes qui ont opéré sur le territoire de la RDC entre le 1 juin 1964 et le 1 juin 1965. La 5 ème Brigade mécanisée, qui comptera jusqu'a dix mille hommes, représente lin 1964 la force la plus importante du Congo.Début novembre. le gouvernement de la République Populaire sent l'étau se resserrer. Aux abois, il donne ordre d'arrêter tous les belges et tous les américains. Cette situation amène, le 9 novembre, les gouvernements belge et américain a envisager, avec l'accord du gouvernement de Léopoldville, une opération aéroportée sur Stanleyville.La décision d’exécution sera finalement prise le 14 novembre. A la 5"‘° Brigade, les ordres relatifs a la reconquête de Stanleyville sont donnes a Lubutu le 23 novembre. Le plan est simple (voir carte de Stanleyville):<< Lima 1 >> doit gagner le centre ville et rejoindre l‘aéroport. il doit détacher son peloton blinde pour s‘emparer au plus vite du pont sur la rivière Tshopo en vue de bloquer la ville vers le nord.

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Le 5 Commando doit s'emparer des installations portuaires et rechercher des moyens de franchissement. - << Lima 2 >> a pour mission de s'emparer du camp Ketele, du camp de police et du ` camp Léopold de manière a bloquer les accès menant vers la ville européenne à partir de l'est.- La compagnie de Police Militaire doit assurer la garde des banques. Une fois la jonction avec les parachutistes réalisée, le commandement de la 5m Brigade rejoindra l’aérodrome pour assurer la coordination avec le Commandement de l'opération aéroportée,A fin de profiter d'un effet de surprise et d'éviter que les Simba ne se vengent sur les otages, la décision est prise de progresser sans effectuer de reconnaissances aériennes armees sur les probables positions de résistance des rebelles. Le 23 novembre a 1730 Hr, l‘imposant cortège de l'Ommegang quitte Lubutu. La  progression a lieu de nuit et plusieurs accrochages avec les rebelles provoquent des morts et des blesses dans les rangs de l‘Ommegang 

 

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Le 24 novembre a 0600 Hr les Para-commandos belges de l’opération << Dragon Rouge >>, transportes par C—130 américains, sautent sur Stanleyville. La jonction entre l'Ommegang et l’opération aéroportée se fait a hauteur du camp Ketele a 1000 Hr. Suite a la coordination entre les deux commandements, des zones de responsabilité distinctes sont définies. Le sauvetage des otages est organise jusqu‘a 45 Km de Stanleyville par des  éléments de l‘Ommegang appuyés par les pelotons blindes. Plus de deux cents otages sont sauves de la sorte et s'ajoutent aux rescapes de l'hôtel Victoria libérés par les parachutistes.Le 26 novembre, l’operati0n aéroportée << Dragon Noir » est menée sur Paulis, Cependant, la pression internationale s’exerce sur la Belgique et oblige les Para-commandos a quitter le Congo le 28 novembre.Toutefois, les rebelles occupent toujours la rive gauche du fleuve Congo et un franchissement d’assaut est effectue le 27 novembre par un détachement de << Lima 2 >>.Ils y découvrent des dizaines d‘otages assassines, tous affreusement mutiles. D'autres otages sont sauves et ramènes sur la rive droite. Dans la soirée les tirs de harcèlement reprennent a partir de la rive gauche et s‘intensifient les jours suivants.Le bilan des seules opérations sur Stan et Paulis est plus que positif. Elles permirent de libérer 2375 expatries retenus en otage ainsi que des milliers de congolais. Apres le départ des Para commandos les rebelles reprennent du poil de la bête.Les positions de la 5‘“° Brigade en bordure de la ville européenne sont harcelées en permanence a partir des cites toujours aux mains des rebelles.Suite a cette pression continue, la 5m Brigade décide de nettoyer successivement les cites << Belge  >>, << Mangobo >> et << Bruxelles >> puis de créer une tête de pont sur la rive gauche et de s‘y maintenir. Les opérations a Stanleyville reprennent le 3 décembre et les cites de la rive droite sont nettoyées de toute présence rebelle puis occupées par un bataillon katangais.

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Le 5 décembre un nouveau franchissement du fleuve est exécute avec le 5 Commando qui s’empare du camp << Prince Charles >> et de la cite << Belge  >>.L‘Ommegang poursuit sa tache car il reste des centaines d‘otages aux mains des rebelles dans le Nord-Est. Paulis, retombe aux mains des rebelles après le départ des Para-commandos, est repris le 9 décembre au prix de la mort de deux Compagnons. Les opérations se poursuivent durant l'année 1965 et se terminent par le bouclage des frontières est et nord-est du Congo Les premières équipes dites << logistiques >>, recrutées en septembre, terminent leur engagement de trois mois et sont remplacées a partir de la mi-décembre. Le commandement de la 5ème Brigade passe a ce moment sous responsabilité congolaise.Au cours de 1’ensemb1e des opérations menées durant cette période d’un peu plus de douze mois, les peites des colonnes de la 5me Brigade s‘élèvent a 76 mes (deux ofliciers et trois sous officiers belges, vingt et un mercenaires et cinquante congolais ) et 87 blesses (trois officiers et trois sous-officiers belges, trente et un mercenaires et une cinquantaine de congolais ).

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 e4cac3261e487439e25eb9e5d816bd07.gifCongo 1964 - 1965 Het epos van de colonnes van de OMMEGANG

Na vier jaar onathankelijkheid, gekenmerkt door een woelige politieke situatie, wordt de Kongolese Democratische Republiek (RDC) verstoord door een opstand begonnen in de Kwilu en daarna uitgebreid in de Kivu. De onlusten verspreiden zich nog verder uit en vveldra bezetten de rebellen, die zich "simba" noemen, de helft van het nationaal grondgebied. Begin augustus maken ze van Stanleystad de hoofdstad van een Volksrepubliek.Om aan deze anarchie een einde te maken besluit Paul—Henri Spaak, Minister van Buitenlandse Zaken, met het akkoord van de Kongolese autoriteiten, om bovenop de reeds aanwezige militaire technische bijstand, de Luchtmacht te versterken met Belgische bemanningen en de geregelde Strijdkrachten te ondersteunen met zogezegde "logistieke" ploegen. Minister Paul-Henri Spaak stelt ook Kolonel SBH Fréderic  Vandewalle ter beschikking van de Kongolese lm Minister Tshombe. Deze belast kolonel Vandevvalle met de opriehting van een Brigade, die als opdracht krijgt het grondgebied te heroveren dat in handen is gevallen van de rebellen.In deze onmetelijke opstandige zone en door de geimproviseerde reaetie van de autoriteiten van Leopoldstad, die vliegtuigen inzetten niet alleen bestuurd door de reguliere bemanningen maar ook door huurlingen, Worden duizenden Westerse — en Aziatische vreemdelingen vveldra virtuele gijzelaars. De Kongolese elite wordt het slachtoffer van systematische en afgrijselijke slachtingen.De 5d° Gemechaniseerde Brigade wordt met grote moeilijkheden gevormd op de vroegere Belgische basis van Kamina en is startklaar op november 1964. Opgedeeld in mobiele colonnes telt de Brigade zesenzestig techniciens gerekwteerd bij de Belgische Landmaeht, driehonderd vijftig huurlingen, eenheden met een meerderheid van Katangezen teruggekeerd uit Angola en Rhodesie alsook eenheden van het ANC 4 het Nationaal Kongolees Leger ( zie organigram ), Ze kan rekenen op directe luchtsteun van enkele jachtbommenwerpers en helikopters.Ze is uitgerust met bevvapening, voertuigen en uitrusting van de meest uiteenlopende afkomst, zodat kolonel Vandewalle doet opmerken: " Ik heb hier de indruk het bevel  te voeren aver de Ommegung " (zinspelend op de middeleeuwse folkloristische stoet ~ van Brussel). Deze benaming wordt op staande voet overgenomen zodat er sindsdien gesproken wordt van de colonnes van de Ommegang.De voornaamste colonne vervoegt, per spoor, langs de lueht of langs de weg, het centrum van Kongolo, vertrekpunt van het offensief naar het 850 Km verder gelegen Stanleystad. Op november 1964 start het eerste gedeelte van de 5de Brigade bevolen door luitenant-kolonel Liégeois en Lima l genoemd. Ze zorgt voor verassing bij de rebellen en bereikt Kindu op 5 november waar tientallen gijzelaars gered worden.Een luchtbrug, georganiseerd met Belgische bemanningen van de FATAC en Amerikanen van de USAF, brengt versterkingen van troepen, voertuigen en munitie naar Kindu. Lima l wordt alzo versterkt met Lima 2 bevolen door luitenant-kolonel Lamouline.Op 19 november zet de volledige Ommegang zieh terug in beweging naar Stanleystad.

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Na meerdere contacten met de rebellen, rivieroversehrijdingen en allerlei verwikkelingen, bereiken deze elementen op 22 november Lubutu op zo'n 200 Km van Stanleystad.Op hetzelfde ogenblik worden door andere colonnes nieuwe gewesten heroverd op de rebellen (zie kaart van Kongo). De colonne, gekend als " Ops Noord", vertrokken uit Gemena, zal eind september Lisala bereiken. Zij bezet Bumba op 16 oktober en bereikt op 9 december Paulis, na de evaeuatie van een duizendtal buitenlanders te hebben verwezenlijkt.De colonne "Tshuapa" neemt Boende in op 24 oktober, Ikela valt op 6 november.  De "Ops Kivu" vordert ondertussen van Bukavu naar het noorden en zal Bunia bereiken in december. Deze versehillende colonnes komen onder bevel van de 5de Gemeehaniseerde Brigade op 9 november 1964. Als we over dc Ornmegang spreken, bedoelen we dan ook al de colonnes die in operatie waren tussen 1 juni 1964 en 1 juni 1965 op het grondgebied van de Democratische Republiek Kongo. De 5de Gemechaniseerde Brigade, die tot tien duizend man zal tellen, is eind 1964 de belangrijkste strijdmacht in Kongo. Begin november voelt de regering van de Volksrepubliek zich meer en meer  bedreigd en, ten einde raad, geeft het bevel om alle Belgen en Amerikanen aan te houden. Door deze situatie besluiten, op 9 november, de Belgische — en de Amerikaanse regering, met het akkoord van de regering van Leopoldstad, om een luchtlandingsoperatie uit te voeren op Stanleystad. De uiteindelijke beslissing voor de operatie valt op 13/14 november. Bij de 5de Brigade worden de orders om Stanleystad in te nemen gegeven op 23 november te Lubutu. Het plan is eenvoudig (zie de kaart van Stanleystad):  Lima 1 moet het stadseentrum innemen en de luehthaven vervoegen. Het moet zo vlug mogelijk het gepantserde peloton naar de brug op de rivier Tshopo sturen om de toegang naar de stad te blokkeren vanuit het noorden. Het 5de Commando moet de haveninstallatie bezetten en middelen zoeken voor de oversehrijding. Lima 2 heeft de opdracht om het kamp Ketele, het politiekamp en het kamp Leopold te veroveren om zo de toegangen vanuit het oosten naar de Europese stad af te grendelen.- De compagnie Militaire Politie wordt belast met de bewaking van de banken. Van zodra de junctie met de paraehutisten gerealiseerd is, zal het commando van de Brigade de luchthaven vervoegen om de coordinatie met het commando van de luchtlandingsoperatie te verzekeren.Om het verrassingseffect te bewaren en te vermijden dat de Simba zich op de gijzelaars wreken, wordt besloten om geen gewapende luchtverkenningen uit te voeren op de rnogelijke vijandelijke weerstanden. Om 17301-lr zet de indmkwekkende stoet van de Ommegang zich in beweging. Gedurende de vordering bij nacht vinden meerdere schermutselingen plaats waarbij  verscheidene doden en gewonden vallen in de rangen van de Ommegang.

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Op 24 november om 060OHr springen de Belgische Paracommandds van de operatie "Rode Draak" op Stanleystad, vcrvoerd met Amerikaanse C-130. De junctie tussen de Ommegang en de luchtlandingsoperatie gebeurt ter hoogte van het kamp Ketele om 1000Hr. Bij de coordinatie tussen beide commando‘s worden De respectievelijke verantwoordelijkheidszones vastgelegd. De bevrijding van de gijzelaars wordt georganiseerd tot op 45 Km van Stanleystad, met elementen van de Ommegang gesteund door de gepantserde pelotons.Meer dan tweehonderd gijzelaars worden alzo gered buiten deze van het hotel Victoria bevrijd door de parachutisten.Op 26 november vindt de luchtlandingsoperatie "Zwarte Draak" plaats op Paulis.Maar de internationale druk speelt en verplicht de Belgische Paracommandds om Kongo te verlaten op 28 november. Ondertussen bezetten de rebellen nog altijd de linkeroever van de Kongostroom en op 27 november wordt een stormoverschrijding uitgevoerd door een detachement  van Lima 2. Zij ontdekken tientallen vermoorde gijzelaars die allen vreselijk verminkt  zijn. Andere gegijzelden worden gered en naar de rechteroever gebracht. In de loop van de avond herbeginnen de storingsvuren vanaf de linkeroever en nemen de volgende dagen nog in hevigheid toe.De balans, van de operaties van Stan en Paulis alleen al, is meer dan positief  omdat ze geleid hebben tot de bevrijding van 2.375 gegijzelde "expatriés" en van duizenden Kongolezen.Na het vertrek van de Paraeommandds worden de rebellen terug vrijpostiger. De stellingen van de 5dc Brigade aan de rand van de Europese stad worden permanent beschoten vanuit de wijken die nog steeds in handen zijn van de rebellen,Door deze voortdurende druk beslist de 5d° Brigade om achtereenvolgens de wijken "Belge l", l\/langobo en "Bruxelles" te zuiveren en nadien een bruggenhoofd te vormen op de linkeroever en er te blijven. Op 3 december hervatten de operaties in Stanleystad op de rechteroever en worden de wijken gezuiverd van rebellen en nadien bezet door een Katangees bataljon. Op 5 december wordt een nieuwe overschrijding van de stroom gerealiseerd door het 5d° Commando, dat zich meester maakt van het kamp Prins Karel en de wijk "Belge H".De Ommegang zet zijn taak voort want er blijven honderden gijzelaars in handen van de rebellen in het noordoosten. Paulus, dat terug in handen van de rebellen was gevallen na het vertrek van de Paraeommandds, wordt terug ingenomen op 9 december en de operaties worden verder gezet in 1965 met het afgrendelen van de oost en noordoost grenzen van Kongo.De eerste zogezegde “logistiel<e" ploegen, die gerekruteerd werden in september,beeindigen hun contract van drie maanden en worden afgelost vanaf midden december.Het commando van de Sde Brigade komt op dat ogenblik onder Kongolese verantwoordelijkheid.De verliezen van de colonnes van de 5de Brigade bedragen 76 doden (twee Belgische ofiicieren en drie onderofficieren, éénentwintig huurlingen en vijftig Kongolezen) en 87 gekwetsten (drie Belgische officieren en drie onderofficieren,éénendertig huurlingen en een vijftigtal Kongolezen )

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