Paras Commandos libère nos otages à Stanleyville 1964

Evènements clique sur le gif animé  Congo

J'ai reçu ce fascicule que je me permet de vous faire connaître dans son entierté il est souvent incomplet sur internet

 (15 DECEMBRE 1964 48 PAGES 5F)

Noël est d'ordinaire, avant tout, la fête de la Joie et de L’Espérance Une édition qui lui est consacrée célèbre l'allégresse et proclame la paix aux hommes de bonne volonté Hélas 1 En cette fin d'année 1964, des circonstances douloureuses bouleversent notre programme et nous obligent à modifier ce numéro et à le présenter sous un triple signe de sentiments partagés; joie de Noël , bien sûr, d'abord et surtout car l'espérance et les souhaits de paix sont tenaces et l'homme est ainsi fait qu'envers et contre tout, il garde ... toujours, pour Dieu sait quand, le roseau vert entre les dents, joie aussi des retrouvailles pour nos para-commandos et les autres militaires qui les ont assistés et leurs familles, joie et soulagement pour les réfugiés sortis des enfers de Stan et de Paulis; émotion et compassion pour les familles de ceux qui sont tombés là-bas pour sauver d'autres vies et pour les malheureuses victimes innocentes, massacrées après d'affreux sévices et dans des conditions telles que la morale et l'humanité les réprouvent.Lorsque il y a quatre ans et demi, « Nos Forces » à la suite des événements tragiques de 1960, consacrait un numéro spécial aux Para-Commandos et aux unités de marche qui, courageusement et dans des circonstances semblables, avaient fait preuve du même esprit d'abnégation et de devoir, nous pensions avoir tourné une page sombre de notre histoire.Celle-ci, hélas 1 , se renouvelle.Les journées angoissantes de Stanleyville et de Paulis ont néanmoins un aspect réconfortant. Elles ont permis de faire autour de nos Para-Commandos et des aviateurs américains qui s'y sont distingués, l'union des hommes de bonne volonté à quelque opinion qu'ils appartiennent. Elles ont permis de constater la solidarité etl'unanimité des nations du monde libre et de toutes celles accessibles au moindre sentiment d'humanité.«Nos Forces » ne pouvait évidemment pas rester à l'écart des événements et se devait de souligner d'une manière particulière la communion d'esprit qui, à travers les circonstances douloureuses,s'est manifestée entre l'Armée et la Nation, celle-ci toujours prête à courir au secours de celle-là, celle-là témoignant d'une façon éclatante et spontanée sa reconnaissance.C'est pourquoi, nos fidèles lecteurs, nous le croyons, ne nous en voudront pas d'avoir transformé notre édition de Noël                     

              Stanleyville

  Le Roi exprime Stanleyville roi baudouin sa reconnaissance  :  Officiers ,sous-officiers, caporaux et soldats du régiment para-commando,Le courage et la détermination que vous avez montrés dans l'accomplissement de votre mission sont allés droit au cœur de tout notre peuple. Pour remplir votre devoir militaire,vous aviez choisi une arme d'élite qui, dès le temps de paix,postule l'acceptation d'un risque et l'engagement cie la personne.Mais l'entraînement exigeant et les épreuves de volonté que vous avez acceptés ont porté des fruits.En quelques jours d'efforts,soutenus par un détachement médical et par des équipages cie la Force aérienne, vous avez sauvé environ cieux mille compatriotes et amis cl' un sort redoutable. Pour cette œuvre humanitaire, certains ont donné leur sang et leur vie. Leur sacrifice lait honneur à votre régiment et à notre jeunesse. La solidaride vos unités. l'enthousiasme, l'allant, la discipline et l'abnégation cl ont vous avez lait preuve sont désormais inscrits dans la mémoire de tous. D'avoir retrouvé ces qualités parmi l'élite que vous constituez me remplit cie lierté et cie confiance pour notre pays. Prenant ensuite la parole en angla1s, le Roi a d1t :Je salue avec reconnaissance les équipages cie la Force aél-ienne des États -Unis qui, grâce à leur maîtrise et à leur sang -froid,ont exécuté cette vaste opération de transport dans des circonstances particulièrement délicates et avec un plein succès. Les centaines de civils qui ont été sauvés et leurs familles n'oublieront jamais ces équipages.

 Stanleyville retour rescape

 Un des rescapés ne peut se déplacer est emmenée sur une civière / Un premier contingent de réfugiés de Stanleyville arrive à Bruxelles National un bébé est emporté par une infirmière / La croix rouge de Belgique est sur place les délégués de la croix rouge on fort a faire

 la reine des belges cardinal suenens

1)  Le Reine Fabiola avec la petite Nelly sur les bras, écoutant la relation des évènements de Stan de la bouche même de M Desmittere ( 27 ans) a été assassinée par les rebelles à 300 mètres de la délivrance 2 ) A l'arrivée à l'aérodrome de Bruxelles, le Roi et la Reine , en compagnie du Cardinal Suenens, écoutaient le récit des missionnaires délivrés de l'enfer de Stan

Stanleyville prince albert et pricesse paola

  Le Prince Albert et la princesse Paola ont accueilli eux même les réfugiés à l'aéroport

                Le colonel Charles Laurent    

            Stanleyville 64       COLONEL LAURENT maman

1) Le colonel américain Gradwell a été également décoré par le Roi, de la croix de commandeur de l'Ordre de Léopold 2, avec la citation suivante : Officier supérieur de la Force aérienne des Etats Unis d'Amérique. A conduit les forces aériennes américaines engagées dans les opérations de sauvetage des otages détenus à Stanleyville et à Paulis,en novembre 1964. L'Esprit de collaboration, la détermination et le dévouement de cet officier et des équipages placés sous son commandement ont largement contribué au service de l'opération

2) La mère du colonel Laurent était venue accueillir son fils à l'aérodrome.

 Stanleyville laurent

                                                                 Une poignée de main qui en dit long

 Stanleyville colonel laurent Stanleyville colonel laurent 

° Le Colonel Laurent a été décoré par le Roi de la croix du Commandeur de l'ordre de Léopold 2 Cette décoration lui fût décernée avec les citations suivantes : Commandant des troupes Parachutées à Stanleyville et Paulis en novembre 1964 à conduit avec succès dans des conditions difficiles les opérations de sauvetage des Belges et étrangers détenus comme otages a sauvé de nombreuses vies humaines par son esprit d'initiative et de décision.

° Le Colonel américain Gradwell a été également décoré par le Roi de la croix du Commandeur de l'ordre de Léopold 2 avec la citation suivante : Officier supérieur de la force aerienne des Etats Unis Amérique à conduit les forces aérienne américaines engagées dans les opérations de sauvetage des otages détenus à Stanleyville et à Paulis en novembre 1964 L'esprit de collaboration la détermination et le dévouement de cet officier et des équipages placés sous son commandement ont largement contribué au succès de l'opération

                                    Le Roi remercie ...

 Stanleyville

A sa Majesté la Reine,les Princes de Liège,le cardinal Suenens et l'ambassadeur de Etats Unis le discours de sa Majesté le Roi

Stanleyville le roi bauduin Stanleyville  

1) Ils ont maintenus bien haut l'honneur de la Belgique et du régiment Para Commando au yeux du monde libre 2) Le courrage et l'éfficacité des équipages américains contribuèrent pour une large résussite à l'opération humanitaire     

                                                                                   Retrouvailles 

Stanleyville Colonel Laurent Stanleyville Colonel Laurent

Stanleyville Colonel Laurent Stanleyville Colonel Laurent

Viens mon garçon ... Vite vite avant les formalités administratives, on s'embrasse tendrement

                     Prêt pour le dernier saut, mais sans parachute Et sur la terre natale

 Stanleyville Colonel Laurent Stanleyville Colonel Laurent

                                            Stanleyville Colonel Laurent

Les soeurs missionnaire aussi étaient là pour témoigner leur gratitude et leur admirationLes soeurs missionnaire aussi étaient là pour témoigner leur gratitude et leur admiration.                                          

           Merci les gars

Stanleyville Colonel Laurent Stanleyville Colonel Laurent

Les blessés n'ont pu défiler avec leur camarades mais ils sont présent et à l'honneur aussi   

Stanleyville Colonel Laurent Stanleyville Colonel Laurent

La 12 ème Cie Commando au cours du défilé  La foule rompt le service d'ordre et porte les Pars en triomphe. Des fleurs au soldat Michiels 

                                     Stanleyville colonel laurent 

  Vivent les Paras ....

Stanleyville colonel laurent Stanleyville

                                                 L'opération dragon rouge Operation dragon rouge et noir enfer a stanleyville otages liberer para commando belge

                           Libération des otages Européens

   Stanleyville padre vanderghoten   Stanleyville le major mine  

                                                                     Le Major Mine

Stanleyville major mine colonel laurent Stanleyville colonel laurent 

° Le Pc en action au téléphone, le Major Mine a gauche le Colonel Laurent         

° Une jeep blindéé du sergent Spillebeen. On remarquera les croix jaune insignes distinctifs de l'intervention humanitaire

 

Stanleyville colonel laurent Stanleyville colonel laurent 

                                                  M Patrick Notomb consul de Belgique à Stanleyville

                             Sans vous nous y passions tous ... 

          Stanleyville colonel laurent

                           Les religieuses libérées par les paras commandos ont le sourrires

             Le sauvetage de Paulis                      Atrocités et délivrances

Stanleyville colonel laurent Stanleyville colonel laurent 

° Les Paras aident à l'évacuation De dos le capitaine Bidiot,et de profil, le dispatcher Gillet

° Paras Commandos escortent la foule de réfugiés ou se mêlent Europées et indigènes

                    Stanleyville colonel laurent 

                                                L'embarquement vers Léopoldville

                         Le dernier sauvetage avant le départ

 Stanleyville Stanleyville

° Le capitaine de réserve Romnée ancien Parachutiste SAS de Gde Bretagne à contribué largement au sauvetage des otages retenus par les rebelles ° A Paulis débarsuement du matériel

 Stanleyville Stanleyville capitaine peerlinckx

° Savez vous que le Lieutenant Hardy du 1èr Para a obtenu son brevet parachutiste à la suite de l'opération. Il avait exécuté auparavant 5 sauts ceux de Stan et de Paulis ont complété la série

° Des religieuses étaient sur le point d'être évacuées et soignaient des enfants.Elles sont restées pour s'occupper des parachutistes blessés

Stanleyville laurent Stanleyville lieutenent patte

 °  La dernière famille sauveé, une famille suisse est acceuillie  à l'aérodrome de Paulis par le consul de Belgique à Léopoldville ° Le lieutenant va poser sur la plaine les simulateurs de tir qui protègent le réembarquement

colonel laurent Stanleyville colonel laurent

 ° Le retour vers les appareils sur l'aérodrome de Paulis     °  Quelques secondes avant le réembarquement un des derniers groupes resté en défensive

                       Stanleyville colonel laurent 

 Stanleyville dragon rouge et noir Stanleyville blesse Stanleyville paulis

Stanleyville colonel laurent Stanleyville colonel laurent

° M Segers, ministre nationale, rend visite à l'hôpital militaire de Bruxelles au soldat volontaire de carrière Yves Warcotte °  Le Lieurenant général Wagner, chef d'Etat Major Général, acceuille un blessé dans l'avion du retour

 Stanleyville colonel laurent Stanleyville colonel laurent

1)Segers et le caporal volontaires de carrière André Dauberey 2) Le sergt Maurice Rossinfosse, blessé lors du saut à Paulis,est en traitement à l'hôpital de Léopoldville

                       Stanleyville colonel laurent

                       Le caporal volontaire de carrière Joris Nobels,du 2ème batillon Commando 

                             Ils ont donnés leur vie pour en sauver d'autres

            Stanleyville colonel laurent 

      Stanleyville colonel laurent    Stanleyville dragon rouge

Le 1 èr sergent major Wauttiers, de la force aérienne abattu par une balle perdu,alors qu'il était en service à l'aérodrome de Stan

 Stanleyville wagner Stanleyville colonel laurent

 Stanleyville Stanleyville

 Stanleyville Stanleyville

 Stanleyville

laurent stanleyville  colonel laurent

colonel laurent dragon rouge et noir

c141left.gif    c141left.gif                                        

Stanleyville et paulis (Articles parus dans le journal « Le Rappel » en 1964)  Avec les Paras à Stan et à Paulis Carnet de route d’un officier des Commandos Stanleyville et Paulis (Articles parus dans le journal « Le Rappel » en 1964) L’un des officiers belges qui participèrent au sauvetage des otages à Stanleyville et à Paulis a bien voulu nous communiquer les notes qu’il a prises au cours de cette expédition. Nous avons tenu à les donner telles quelles parce qu’elles constituent un témoignage dont l’intérêt documentaire n’échappera pas à nos lecteurs.

 

 dague-para-commandoEncore une alerte ! en grognant, les dormeurs sortent de leur sleeping. L’immense hangar de Kamina contient le bataillon entier. Chacun s’affaire. Remplissage des chargeurs, distribution des grenades. Les kitbags s’empilent par compagnie. Un gars s’est mis à siffler « Les enfants du Pirée ». De proche en proche, chacun se mêle au concert et bientôt tout le hangar résonne d’une mélodie nostalgique et prenante. Les parachutes sont prêts, ce n’est pas la première alerte. On embarque dans la nuit et…on part ! Trois heures et demie, ficelé comme un saucisson, empêtré dans un parachute, un réserve, un sac alourdi par les munitions, un travelling bag contenant arme, cartouchières et gourde, engoncé dans un smock aussi lourd que le sac (tout ce qui n’a pu entrer dans le sac va dans les nombreuses poches), cela vous donne envie de sauter au plus vite.

 dague-para-commando        “ Prepare for action !”. Après une lutte exténuante et sans espoir  à défaut d’entraide, les chestbags sont fittés. « Stand up ! » ; « Hook up ! ». Les quatre files que contient le merveilleux C-130 finissent par être parées. « Stick O.K. ». Le jour vient de se lever. Le « red on » est mis depuis de nombreuses minutes ; on attend. Un brouhaha, une file s’ébranle, puis l’autre. Beaucoup de vent à la sortie. Chute, ouverture de la voilure, balancements…En dessous, une longue piste en macadam  piquetée de touques à essence et de carcasses de véhicules.

dague-para-commandoCa y est ! Chaque quadrimoteur a largué soixante-quatre hommes en une fois. Il y a du monde en l’air, mais personne ne se préoccupe des proximités. Nous avons été droppés de 700 pieds, pas le temps d’admirer le paysage ! Larguer cet encombrant réserve en vitesse ! Les crochets coincent, bien entendu ; enfin ça y est ! Ca y est si bien que le réserve brutalisé se déploie en tombant : voilure blanche dans les corolles kakis. On entend une pétarade assez nourrie, sans trop savoir d’où cela peut venir. Tout le stick tire les « bonnes » suspentes pour tomber près de la piste. Las, la majorité sera engloutie par les matitis ! Les favorisés, dont je suis, ont droit à un bosquet. Branches qui cassent, le dôme dans l’arbre, moi en bas. Nous sommes arrivés !

dague-para-commandoAu sol et au pas de course En vitesse l’action au sol et au pas de course (entrecoupé de chutes dans le fouillis de la végétation) vers la piste. Le centre de l’aérodrome est relativement calme. La 11° compagnie, à l’aérogare semble être accrochée assez fort. En bout de piste, la compagnie EMS tiraille un peu. Ici, chacun se choisit une touque et l’expulse de la piste à grands coups de pied. Le sous-officier infirmier soigne les « pieds tordus » qui sont parfois des jambes cassées. Les C 130 reviennent larguer les colis. Allez demander à un mortier de 60 de tirer les bonnes suspentes ! Ils tombent encore plus loin que nous dans les arbres. Aller les récupérer devient toute une expédition. Enfin les colis sont vidés, les blessés rassemblés à la piste dégagée. La 12° atterrit , à son tour dans la bagarre. Tout le monde aurait été heureux de la voir à Paulis, la 12°. Plus on est de fous plus on rit et 140 copains en plus c’est drôlement utile. Un quadrimoteur a été mouché , il atterrit une hélice « en drapeau ». Pas encore vu un muléliste. S’ils ne viennent pas, on va aller les chercher.

dague-para-commandoLe boy de compagnie La radio fonctionne à merveille. Rendez-vous à l’aérogare. La compagnie se regroupe au vol à hauteur des hangars et poursuit sur sa lancée. Quelques balles sifflent et les jeunes soldats répondent un peu au hasard. « Cessez le feu ! ». Nous courons le risque de tirer sur la 11° ou la 12°, prudence ! Une magnifique voiture blanche, étoilée d’impacts, est en travers de la route. Le chauffeur gît dans une flaque de sang avec, près de lui, une mirobolante casquette d’officier. On continue ! Un noir vient de se faire cravater. En swahili, on lui demande où sont les otages européens. Il s’appelle Gustave et prétend ne rien savoir. Une taloche pas bien méchante, un Fal sous le nez et Gustave se souvient soudain de beaucoup de choses. Il nous servira de guide et nous finirons par le prendre en amitié. Lorsque, plus tard, nous aurons partagé nos rations avec lui, il se bombardera lui-même « boy de la compagnie » et ne prétendra plus nous quitter. Gustave n’avait qu’un défaut : chaque détonation, amie ou ennemie, le projetait au sol et nous avions toutes les peines du monde à le remettre en marche. Quelques balles passent, déclenchant le tir. « Cessez le feu ! ». Les « bleus » finissent par s’habituer.

dague-para-commandoPremier accrochage sérieux Des corps le long de la route. Certains noirs sont très jeunes. Ils se sont emplumés ou coiffés de fourrure ; à côté d’eux, des lances et des machettes. Mais d’autres sont embusqués dans les couverts et tirent avec de bonnes armes fabriquées à Herstal. A notre passage, tout un couvent se vide. Les pères barbus nous font de grands gestes heureux. Nous les envoyons vers la plaine. Nous sommes maintenant au milieu de la ville. « Les distances ! Observez dans vos secteurs ! ». Quelques européens apparaissent aux fenêtres et nous acclament…Râââ ! Premier accrochage sérieux. Les jeeps Recce nous ont rejoint et en mettent un coup. On continue.

dague-para-commandoUne mitraillade nourrie Soudain, une explosion sourde. Un blindicide a pris le milieu de la colonne pour cible. Une Mag ouvre le feu et nous partons à l’assaut d’un building (une banque). Nous sommes habitués à assaillir une « position ennemie », mais pas dans un immeuble à étages. Nous finissons par nous en sortir, mais les farceurs ont décampé. On repart. Acclamations, canardages, nous commençons à ressentir la chaleur et le poids du barda. Nous avons adjoint trois volontaires à notre bon ami Gustave. A quatre, ils trottent au milieu de nous en portant les munitions de 60 mm. Plus tard, nous moderniserons notre « charroi » en réquisitionnant deux brouettes.

dague-para-commando Une mitraillade nourrie vient d’éclater. La Recce de tête s’est trouvée nez à nez avec une jeep armée d’une Mi .50 chinoise et suivie d’un tracteur d’artillerie. On broque et cela détale ou cela tombe. Nous venons d’arriver au camp Ketele, à l’autre extrémité de la ville. Après une courte fusillade, le PC/Cie s’installe dans le camp et, avec les Recce et les mortiers, nous organisons un road block un peu plus loin

dague-para-commandoUne flèche dans les palmier Gustave et ses copains se rendent utiles en nous aidant à construire un parapet en blocs de béton. Un sifflement bizarre, un claquement sec mais ténu, une flèche vient se planter dans le palmier qui nous domine. D’autres flèches suivent mêlées à des balles. Tout le monde est à plat sur le sol. Gustave a disparu complètement (mais oui !) sous une brouette renversée. Nous sommes enserrés dans les matitis ; impossible de repérer les tireurs adverses. La plaisanterie a assez duré. Nous tirons quelques all-ways vers les détonations, ce qui ramène un calme relatif. Entre-temps, l’un de nous a écopé d’une balle dans le dos. Cigarette aux lèvres, il attend les événements et une possibilité de transport.

dague-para-commandoUn groupe de noirs, se croyant hors de portée, nous nargue au bout de la route. Pas de chance pour eux, les mortiers leur expédient une volée d’éclats qui les met en fuite. Le calme est tout à fait revenu. Un B26 tourne au-dessus de la ville. De la cité indigène, on lui expédie des rafales de Vigneron qui le laissent indifférent. Lorsqu’il a repéré un objectif, il plonge et nous entendons les détonations sourdes de ses canons de bord.

dague-para-commandoUne jeep a jailli au-dessus de la crête au bout de la route. Le mitrailleur de la Recce bondit sur son siège et déjà une bombe de 60 est partie en chuintant. D’autres véhicules suivent la jeep. Malheur ! Voilà les fusées de reconnaissance qui montent vers le ciel. Moment de panique… heureusement ils ont stoppé et notre projectile tombe court, sans mal.

dague-para-commandoLes volontaires blancs Barbus et hilares, pas rancuniers envers les mortiers, les volontaires blancs  traversent notre position. Ils parlent un peu toutes les langues, mais le pouce levé remplace les discours. Nous sommes contents les uns des autres. En queue de colonne (prudence avant tout !), quelques noirs représentent l’Armée Nationale Congolaise. Une autre colonne suit bientôt la première. Des noirs à bérets rouges l’occupent. Ils vont procéder au « nettoyage » du camp Ketele. Plus aucun muléliste n’occupe les bâtiments, mais l’A.N.C. tient à faire « son » attaque. Un demi-wagon de munitions y passe et c’est pour nous une des phases les plus dangereuses de l’opération. Il pleut des balles. Tout le monde cherche fébrilement  un couvert et nous attendons que l’averse passe. Quand les gradés européens sont enfin parvenus à faire cesser le tir, ils sont impuissants à rassembler les pillards. Le camp Ketele ressemble bientôt à un marché aux puces, version africaine. Plutôt les mulélistes en face que d’être pris dans un « nettoyage » de l’A.N.C.Quand l’ordre vient de regagner la ville, il est bien accueilli.                                                  

dague-para-commandoEn colonne de sections, nous nous dirigeons vers le marché pour y débloquer les civils européens. La progression est lente, entrecoupée de mitraillages. Les simbas continuent à nous prendre pour cible, en petits groupes ou isolément. Ce n’est pas bien dangereux, mais plutôt énervant. Ils tirent mal, sans doute, mais, à la longue, ils finiront par toucher quelqu’un. Nous rassemblons les européens sur une place entourée de magasins semblables aux saloons du Far-West. La soif règne. S’ils ne s’étaient enfuis, les marchands de limonade feraient fortune. Leurs casiers abandonnés sont bientôt vides…C’est la guerre.

dague-para-commandoLa brève carrière d'une mascotte Lorsque les derniers civils ont embarqué, nous reprenons, à pied, le chemin de l’aérodrome. Au milieu de nous, dans un charroi hétéroclite, marqué de grandes croix jaunes pour éviter les méprises, nos protégés sourient béatement. Pour eux, le cauchemar touche à sa fin. A la vue de tant de bérets rouges et verts, ils s’épanouissent. Notre colonne a hérité d’une mascotte : un charmant chevreau noir que sa mère suit pas à pas. On néglige la balle qui passe pour faire des grâces aux bestioles. Malheureusement, un camion, insensible à cette image pacifique, écrasera Biquette junior. Maman chèvre restera longtemps à nous poursuivre de ses bêlements plaintifs.

dague-para-commandoComplètement « vannés », nous atteignons les maisons qui jouxtent l’aérogare et nous nous y installons provisoirement. Les « commandos » mulélistes  nous y ont précédés et ont « orné » murs et portes de graffiti guerriers. Des pièces d’équipement et du matériel traînent un peu partout.

dague-para-commandoEn route ! Le commandant de compagnie revient de l’O-Group. La compagnie va s’installer en défensive le long de la piste pour la nuit. Il paraît que certains enragés viennent de temps à autre faire le coup de feu à partir des couverts qui bordent le tarmac. En route donc ; ce ne sera pas bien fatigant. La compagnie s’étire le long de la piste pour rejoindre son secteur, au centre.

dague-para-commandoArrivés en place, arrêt en attendant le détail des instructions. Tiens, on tire en bout de piste ? Certains ironisent. C’est le muléliste de service qui vient faire pan pan ! Un peloton de chez nous tient le bout de la piste, donc pas de danger. Une jeep Recce nous dépasse à toute vitesse et ouvre le feu vers les arbres. Progressivement, le feu s’intensifie et tout un côté des couverts crache des projectiles qui ricochent près de la jeep. Cela devient plus sérieux ! Un peloton de notre compagnie monte à la rescousse.

dague-para-commandoDes mulelistes drogués Cette fois, c’est vraiment le baptême du feu ! Le bruit est assourdissant. On progresse par bonds. La jeep avance puis rétrograde à notre hauteur. Par radio, elle demande du renfort. Le peloton de garde, à bout de munitions , se replie sur nous. Quelle chance d’avoir d’aussi piètres tireurs en face ! Mais cela ne fait que commencer. Un cortège carnavalesque envahit la piste. Manifestement drogués, une centaine de mulélistes armés de lances s’avancent en chantant une mélopée. Les « réguliers » des matitis n’ont pas l’air de manquer de munitions ; ils tirent à jet continu.

dague-para-commandoInsensible à la beauté du spectacle, un quadrimoteur va se poser. Deux nuages de fumée naissent soudain devant son nez et le pilote relance son appareil vers une altitude moins hostile. Les bombes de mortier tombent maintenant un peu partout, mais parfois désagréablement près. Deux nouvelles jeeps Recce entrent dans la danse et, enfin, nos mortiers donnent la réplique à leurs confrères. La progression reprend. Sur le tarmac, les chanteurs tombent par paquets, mais les survivants continuent à avancer. Leur comportement est à peu près celui des Gilles de Binche. Les pauvres bougres, confiants en leurs dawas, se font hacher presque jusqu’au dernier. Quelques uns finissent quand même par s’enfuir.

dague-para-commandoLes tireurs invisibles se découragent et le feu s’éteint peu à peu. Le soir vient. Deux Harvards décollent et lancent leurs fusées sur les mulélistes en retraite. Ils n’atterrissent qu’à la nuit noire. Nous nous installons pour la nuit sur les parachutes abandonnés dans l’herbe. Jusqu’au matin, des fusillades, proches ou lointaines, se chargeront de réveiller les sentinelles exténuées qui ne parviennent plus vraiment à combattre le sommeil.

dague-para-commandoUn dangereux ennemmi la chaleur A l’aube, le dispositif se réorganise. Nous découvrons les autres compagnies, également éreintées, de part et d’autre de la nôtre. Le bord de la piste prend des allures de bidonville. Au moyen de touques, de toiles de tente et de branches coupées, chacun se construit un abri. Les despachers viennent malheureusement récupérer les parachutes et nous perdons notre meilleur matériau de construction.

dague-para-commandoParfois, le muléliste de service nous expédie quelques projectiles, mais il ne recueille, en général, qu’une attention distraite. Ou bien on dort, ou bien  on répare les cahutes, constamment détruites par le souffle des hélices. Le trafic aérien est intense et international. Anglais, Français, Suisses, Belges, Américains atterrissent et décollent sans arrêt.

dague-para-commandoL’attente se poursuit. Les premières victimes des coups de chaleur sont évacuées vers l’aérogare. La compagnie quitte enfin la piste et est envoyée au repos vers midi. Je reste sur place avec deux sections en attendant la relève. Lorsque celle-ci arrive enfin, beaucoup plus tard que prévu, ce ne sont pas les commandos de la 12° qu’on nous avait annoncés, mais deux pelotons de noirs de l’A.N.C.

dague-para-commandoVous n'êtes pas fâtigué, n'est ce pas ?  «  Mes hommes, ce sont des Katangais ! Ils laissent venir et puis, crac, ils te descendent ! » Plutôt sceptique, je passe les consignes aux deux gradés européens et je les laisse se débrouiller. Un quart d’heure plus tard, ils seront durement accrochés. Les rebelles préfèrent se frotter à leurs congénères qu’à nous. Avec mes deux sections, je rejoins l’aérogare. Tantôt, quand le colonel, payant de sa personne, est venu faire son petit laïus : « N’est-ce pas que vous n’êtes pas fatigués ? », le moral n’était pas très haut. Contents mais crevés et saoulés de chaleur. Maintenant, ils trottent derrière moi, préoccupés uniquement de trouver une bouteille de n’importe quoi et un coin, n’importe où, pour dormir.

dague-para-commandoA l’aérogare, nous sommes absorbés par une invraisemblable pagaille. Militaires, civils, aviateurs, paras, « Affreux », commandos, prisonniers, femmes, enfants grouillent comme des termites. Après une bonne heure de recherche, nous rentrons en possession de nos sacs et, sans tenter une impossible installation, nous nous effondrons parmi les copains agglutinés dans le hall. Trop crasseux pour trouver le sommeil, je vais partager un mince filet d’eau avec un Sud-Africain et un civil. Ouf, cela fait du bien ! Assis sur mon sac, j’avale, sans enthousiasme, une boîte de « singe ». « Les officiers au briefing ! ». La nuit est venue. Je quitte le caravansérail que nous partageons d’ailleurs avec les corps des européens tués hier. Demain seulement, je remarquerai que ma veste répand une odeur de cadavre.

dague-para-commandoDu brouillard sur la piste : Voici paulis Briefing. Chacun flirte avec une bouteille de « Primus », « trouvée » dans le stock de l’Etat-major. On va à Paulis demain. Sticks de 15 simultanés. Tu t’occuperas de ratisser la piste jusqu’au bout et de rassembler les mitrailleurs et les mortiers. Dès que c’est fait, tu me rejoins à la tour. Le commandant de compagnie prépare ses listes d’avion. A travers une douce somnolence, je regarde la photo aérienne. On verra bien demain !…Je me glisse dans mon sleeping-bag. On me marche dessus ; quelques enragés discutent encore ; une rafale dehors ; tout s’estompe…je dors.

dague-para-commando « Dummy run ». Alors, ils la trouvent la DZ, les Ricains ? Chacun se cramponne à sa statique. Cela tangue, ça roule, on se cogne l’un contre l’autre. Tout le monde dort debout. Pas même d’appréhension. Résignés et somnolents, nous attendons. Ce n’est pas encore notre problème. Enfin, « Red on ! », « Green on ! », le premier stick sort. Habituel bruit de ferraille des snaphooks contre l’extrémité du câble. Le deuxième stick se pousse vers la porte. Nouveau roulis. Je jette un coup d’œil dehors. Tiens, il y a du brouillard. Voilà ça avance ; je suis la file…331,332,333, parachute…deux bâtiments sans étage, un stock de fûts, une piste brunâtre…Cela ressemble à la photo. En plus, comme à l’habitude, des vilains ont semé d’autres fûts sur la piste. Par endroit flottent des nappes de brouillard.

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dague-para-commandoMaintenant, en vitesse, il me faut larguer mon parachute de réserve pour être plus vite prêt au sol. Les crochets se calent à nouveau ! Cela crépite ferme en bas. Le brouillard m’engloutit. Le dernier crochet cède enfin. Vlan ! La pelle sur une jambe et en plein sur la piste. Juron…Je me dépêtre du harnais. Debout, l’arme en main, on boîte bien un peu mais on avance. Ah, voilà mon TS. Cela pétarade toujours. Dans la brume, on est peinards. « Roulez les touques ». Les mortiers sont là…Comme d’habitude, les colis ont atterri dans les arbres. »Allez ! Dégagez-moi cette plaine ! ». Le brouillard est moins dense ici. « Signalez : Piste libre ».

dague-para-commandoOn entretetient la conversation Crénom ! Voilà des noirs qui sortent des couverts en hurlant. Et maintenant, cela s’allume tout le long des matitis. « A couvert ! » (il faudrait qu’il y en ait des couverts, mais le principe est sauf). « Ouvrez le feu ! ». Les premiers tombent ; les autres hésitent puis disparaissent dans les bananiers. Maintenant une Mi commence à nous arroser. Attends un peu. Où se cachent-ils ? Cela vient de là. Râââ…Rafale. Coup d’œil…un peu plus à droite, peut-être ? Râââ…Piouw ! Piouw ! Flûte! Ils ont une seconde Mi qui nous canarde. Quelques balles font voler la poussière. Heureusement qu’ils tirent comme des pieds.

dague-para-commandoJ’ai deux équipes MAG pour entretenir la conversation avec les confrères d’en face. Si seulement on pouvait repérer exactement d’où ils nous arrosent. La température monte. Nous massacrons la végétation et nos frères noirs font des ricochets sur le cailloutis de la piste. Je souhaiterais être moins volumineux ou disposer d’une ravine plus spacieuse… « Epargnez les munitions ! »…Râââ ! Piouw ! Piouw ! Les impacts se rapprochent.

dague-para-commandoEn fuite dans les matitis Ah, voilà le premier C130 transportant le matériel. « Couvrez le zinc ! ». Grondement des turbopropulseurs. Souffle. La poussière s’élève d’un coup en un rideau impénétrable. A la tour, on dirait qu’il fait chaud aussi. On me réclame les MAG par radio. Désolé, j’en ai besoin. Entre deux nuages de poussière, on se canarde gentiment. Plus question de se balader debout. Ils ont fini par trouver l’azimut. Piouw ! Piouw ! On s’y habitue…Tiens, de la poussière en sens inverse : deux jeeps Recce foncent en crachant du feu. « Attention aux copains ! Suspendez le tir ! » Dans les matitis, on dirait que cela détale. Le calme…On tient la piste. « Direction la tour, prenez vos distances ! »

dague-para-commandoUn C130 fait du point fixe. Un militaire y enfourne une femme européenne en pyjama. D’autres déchargent des caisses avec une frénésie de film muet. Sur les marches de la tour, un Doc s’affaire auprès d’un blessé. « C’est grave ? » - « Il s’en tirera. Blessé dans la porte en sautant. ». Le quadrimoteur décolle. Poussière. Souffle…La défense s’organise. La 11° est déjà dans la ville. Les premiers civils récupérés arrivent sous bonne escorte. Quelques cadavres, ici et là. Des gars d’en face…Dawas de mauvaise qualité. Une MAG sur la plate-forme ; un coin pour les TS. « Tu n’as rien à boire ? ».

dague-para-commandoLes civils arrivent plus nombreux, volubiles, heureux, les nerfs ébranlés. Les tenues sont diverses : le vieux-monsieur-bien-mis-qui-nous-attendait et les vêtements plus que sommaires de ceux qui ont été surpris au lit par leurs libérateurs.

dague-para-commandoLe soldat Welvaert est tué une jeep Recce, un camion grue de récupération, une section, un guide civil…allez récupérer les européens dans ce quartier-là. En route ! « Secteurs…Ouvrez l’œil. ». Des cadavres le long du chemin. Un road-block de la 11°. « Nous venons d’avoir un tué : Welvaert ». On repart. « Vos secteurs ! »

dague-para-commandoDeux grenades Première halte. La dame que nous devions embarquer est déjà partie. Deux braves chiens viennent nous faire fête, pauvres toutous. La fusillade reprend, s’arrête, continue, parfois assez près, en général lointaine. Cela ressemble à un bruitage en studio. Notre guide paraît surtout préoccupé de récupérer ses bagages. C’est très humain, mais nous ne sommes pas venus pour récupérer des valises. « Ici, attention. Les simbas occupent cette maison. Un camion militaire stationne devant la barza. Infiltration à travers les parcelles. Massifs de fleurs, haies, bosquets. Quel coupe-gorge. Paf ! La maison nous canarde. «  L’équipe de gauche tient la façade. .Le Falo de droite en coupe retraite. Les autres en avant. Vos distances ! » Râââ ! Râââ ! La base de feu s’amuse à faire dégringoler les vitres. Pourvu qu’ « ils » ne lancent pas de grenades. Les fenêtres sont bouclées et protégées par du treillis. Pas le temps de s’amuser. Une grenade qu’il faut introduire délicatement entre les fils de protection…Bang ! une seconde…Bang !…Silence. Une équipe reste en observation et nous allons récupérer l’européen tapi dans la villa suivante. – « Embarquez ! ». Le doigt sur la détente, on observe en roulant. La jeep fait des cartons sur un groupe embusqué qui ne croit soudain plus aux dawas. Dommage que les jeux olympiques soient terminés. Les survivants auraient peut-être gagné une médaille au 3000 mètres steeple. Ne nous attardons pas ; en route.

dague-para-commandoDes religieuses de bonne humeur A l’hôpital, nous prenons en charge deux braves sœurs qui soignaient un de nos blessés. Les deux paras de garde ont l’air contents de nous voir arriver. On tire toujours. Une tuile, cassée par un impact, glisse le long du toit. Les mulélistes semblent tirer de loin. Ils ont pris une frottée et se méfient. Nous embarquons le haut chariot d’hôpital sur lequel « notre » blessé sourit aux copains. « Doucement, doucement ». Toute la section s’ingénie à élever sans secousse le chariot dans la benne. Ce n’est pas facile, mais on y parvient. Au tour des religieuses maintenant. Braves sœurs ! Tirées, poussées, hissées, elles gardent leur bonne humeur. Le véhicule est maintenant bourré au maximum ; civils et blessé au centre, la section, armes pointées, sur les bords. Une seule balle dans la benne ferait du dégât. Bah ! Les prières de nos passagères valent bien les dawas de Mulele. Roulez !

dague-para-commandoRetour à l’aérodrome. La foule européenne grouille maintenant autour de nous. Quelques mamas noires s’y mêlent, le crâne hérissé de longues mèches de cheveux artistement ficelées. De petits mulâtres courent partout. Moins nombreux, les enfants européens se serrent contre leurs parents. On s’interpelle en français, en flamand, en grec, en portugais, en allemand, c’est toute la civilisation européenne qui reflue.

dague-para-commandoDes dawas peu efficaces Des prisonniers arrivent, en général blessés. La garde doit s’interposer fermement pour leur éviter d’être lynchés par la foule. Ils ont l’air mauvais et étonné à la fois : les dawas n’ont pas été efficaces…Sûrement que ces blancs tombés du ciel ont des fétiches plus puissants que ceux de Mulele. Les C130 embarquent tour à tour leur cargaison de réfugiés et redécollent. Un jeune noir, apeuré, semble craindre beaucoup plus ce grand oiseau bruyant que tous les mulélistes de la terre. Tiré par sa mère, il se résigne enfin à embarquer. Le calme revient. Plus d’avions aujourd’hui. Le soir tombe très rapidement et les sentinelles une fois en place, chacun succombe au sommeil. Les palmiers se découpent en noir sur le ciel clair de la nuit africaine. Comme ce pays devait être merveilleux au temps de la pax belgica ! Une étoile tournoie lentement au-dessus de nous, un B26 qui vient faire le relais radio. Je m’endors…De temps à autre, une rafale crépite. Les dormeurs bougent, grognent, tendent l’oreille…rien de grave. Le calme revenu, on se rendort instantanément.

          orbat-13-cie.jpg

dague-para-commandoOn rembarque Le soleil recommence à taper dur. Quel jour sommes-nous ? Un coup d’œil à mon agenda…vendredi 27 novembre 1964. Briefing. Cette fois, les volontaires européens (L’A.N.C. qu’est-ce que c’est ?) ne viendront pas nous relever. Nous allons réembarquer dans les avions qui, un à un, viendront se poser pour nous emmener. Je ne voudrais pas être dans le dernier bac ! Réflexion idiote. Ma compagnie reste la dernière, me dit-on, donc j’y serai dans le dernier avion.

dague-para-commandoLe travail est réparti. Le commandant de compagnie restera à la tour de contrôle avec un peloton et je suis chargé du bout de piste (je commence à le connaître !) avec une section et une MAG. Le camion-grue est de la partie. En avant pour le pique-nique. La section se répartit dans la crevasse (3O cm) que les pluies équatoriales ont creusée le long de la piste. Il est 9 heures, cela durera jusqu’à 13 heures 30. Le camion est garé en bordure du dégagement, du côté le moins hostile( ?). Il viendra nous prendre, en marche arrière, au signal convenu. Le rembarquement est minutieusement réglé. Il ne reste plus qu’à attendre.

dague-para-commandoUn ordre vient par radio : ne pas tirer quand les avions sont en approche pour ne pas provoquer d’ « overshoot ». Les américains ont été magnifiques, mais leurs appareils troués d’impacts les rendent un peu nerveux. Vers 10 heures, le premier quadrimoteur se pose en nous saupoudrant de terre brune. Une fois chargé, il décolle. Un à un, ils viennent et s’en vont, emportant le reste des réfugiés d’abord, nos armes lourdes ensuite. Cette fois, en cas de pépin, les Recce ne viendront plus ! D’abord assez espacés, les C130 se succèdent de plus en plus vite. Il y en aura onze. Menteur celui d’entre nous qui prétendra ne pas avoir aspiré intensément à l’arrivée du onzième.

dague-para-commandoAdieu PAULIS Poussière des arrivées, poussière des décollages, soleil de plomb, la soif, la nervosité intérieure que personne ne veut montrer. Encore trois atterrissages et ce sera notre tour. A douze cents mètres de nous, là où les copains rembarquent, la fusillade se rallume. Encore deux zincs. Le briefing du départ est répété en détail à chacun. Soudain, dans les bananiers en face de nous, une chanson s’élève. Un disque yé-yé en plus monotone. Ils sont là ! « Ne pas tirer ! ». L’avant-dernier avion semble ne pas vouloir décoller. Attendant son tour, le dernier, le nôtre, tourne lentement dans le ciel. Près de l’aérogare, les rafales se succèdent en alternance avec des détonations isolées. Enfin, dans un grondement sympathique, le quadrimoteur se soulève de la piste et saute la colline qui termine le strip. Le chauffeur lance le moteur de notre camion. Il tourne ! Notre avion (jamais nous n’avons eu une telle amitié pour un avion !) vire sur l’aile et, tous volets sortis, se rapproche de nous. Piouw ! Les chants sont maintenant tout proches et les premières balles passent. Honnêtement, personne n’est à son aise, mais pas un coup de feu ne sera tiré et le rembarquement se fera avec un calme exemplaire. En quatre jours, les « bleusailles » sont devenus des troupiers chevronnés.

dague-para-commandoNotre appareil se pose. Coup de sifflet ; Le camion s’ébranle et vient stopper à l’endroit prévu. Piouw ! Trop tard pour nous avoir, mon vieux ! Déjà nous roulons rapidement sur la piste. Chacun est en position de tir, mais la poussière que soulèvent nos roues nous dérobe aux regards malveillants.

dague-para-commandoMission accomplie Voilà l’avion. L’appareil est entouré de paras dont certains tiraillent sur un ennemi que je n’aperçois pas. Ma section embarque. Le colonel a l’air de jubiler. Lui aussi est du dernier lift. Malgré le tonnerre des moteurs et les explosions, l’embarquement dégage une réconfortante impression d’ordre. Les derniers se coulent dans le ventre du gros oiseau. La trappe arrière se referme, nous roulons déjà. Le C130 s’arrache. Le train d’atterrissage rentre avec un grincement aigu. La chaleur est insupportable. La sueur ruisselle sur les torses nus. Dans trois heures nous serons à Kamina.  Mission accomplie ! Léopold HENROT

           Le  5° Bataillon Commando

 Stanleyville 3

dague-para-commandoCe qui suit constitue le résumé des souvenirs que je conserve, à mon échelon de chef de peloton, de l’éphémère 5Cdo. Sa durée de vie fut courte, mais il n’en remplit pas moins avec honneur toutes les missions qui lui ont été attribuées à l’improviste. Malgré le manque de préparation immédiate et les situations chaotiques, le comportement des rappelés
dont il était constitué, en presque totalité, a vraiment été exemplaire. La principale conclusion qu’on peut en tirer est que la formation ParaCdo, même des années plus tard, reste inégalable pour forger les personnalités et guider les comportements.

dague-para-commandoA exactement 0.600 heures de la matinée du 24 Novembre 1964, alors que le soleil se levait sur l'ancienne colonie belge du Congo, cinq à quatre turbopropulseurs Lockheed C-130 Hercules est apparu transports à seulement 700 pieds au-dessus de l'aéroport Sabena à la périphérie de l' ville de Stanleyville. Comme le premier Hercule, 'US Air Force au pochoir en gros caractères le long du fuselage, s'est approché d'un couloir étroit de l'herbe à côté de la piste principale de l'aéroport, navigateur Premier lieutenant John Coble appelé «Green Light» sur l'avion de l'interphone. Immédiatement, le co-pilote, le capitaine Robert Kitchen, atteint vers le bas sur le panneau par son accoudoir droit et renversé les lumières saut de parachutistes du rouge au vert. Comme les lumières dans la soute changé du rouge "Préparez-vous à sauter" signal vert pour 'Va', le Colonel Charles Laurent, commandant de la Belgique fissure Régiment Para-Commando, sauta dans l'air frais et l'aube humide, suivie par 64 autres cavaliers dans le ciel africain. Dragon Rouge, le fonctionnement en temps de paix le plus ambitieux jamais réalisé militaire par le gouvernement des États-Unis à ce moment-là, était en marche.

dague-para-commandoLes événements de la semaine de Thanksgiving de 1964 en Afrique étaient le résultat direct des années de troubles politiques au Congo, qui a débuté quelques jours après la déclaration de la Belgique de l'indépendance congolaise en 1960. Une reprise des combats dans le pays nouvellement indépendant a conduit à l'intervention des Nations Unies pour l'US Air Force que les transports sous le contrôle de la division 322e Air, US Air Force en Europe (USAFE), a transporté une équipe de maintien de la paix composée de militaires de plusieurs pays à Léopoldville. Depuis trois ans, la force de maintien de la paix des Nations Unies est resté au Congo, soutenu par des avions américains C-124 C-130 et Fairchild fret.

dague-para-commandoQuelques semaines après le retrait de la force de l'ONU au cours de l'été 1964, les combats ont repris au Congo. Christophe Gbenye, un marxiste qui s'est déclaré "président du Congo," a mené une rébellion des tribus féroces se faisant appeler Simbas-«lions» en swahili. Les rebelles bientôt capturé une grande partie de la moitié nord du pays, entraînant des gouvernements étrangers, y compris ceux des États-Unis et en Belgique, pour exhorter les citoyens à fuir les zones menacées.

dague-para-commandoPour lutter contre la rébellion, le président congolais Moise Tshombe a recruté un soldat de feu en Afrique du Sud, le major Michael Hoare, et lui a donné le pouvoir de lever une armée mercenaire de-Africains blancs pour aider l'armée congolaise noir. Hoare allait devenir une légende dans le monde du militaire professionnel, au cours de la Seconde Guerre mondiale, il avait combattu en Birmanie avec Brigue. Le général Orde Wingate, puis est devenu un soldat professionnel après ce conflit. Avec sa réputation déjà faite à partir de la tête d'une bande plus tôt au cours du Katanga sécessionniste révolte dans laquelle Tshombe avait été un participant-Hoare avait pas de mal à la formation d'une unité de 300 hommes pour la plupart de l'Afrique du Sud «mercenaires» qu'il surnommé 5 Commando. Hoare, souvent appelée «Mad Mike» par ceux qui l'ont connu, appliquée seulement deux règles entre ses hommes, qu'ils rasé et se sont abstenus de boire avant la bataille. Mis à part cela, il «ne se souciait pas le moins du monde» ce qu'ils ont fait.

dague-para-commandoTshombe également tourné aux États-Unis pour l'aide. Les leçons de la Seconde Guerre mondiale, la Corée et l'Indochine française Guerre indiqué que l'appui aérien et le transport aérien ont été cruciales pour la lutte contre une force rebelle grande. Le président Lyndon Johnson a répondu à la demande de Tshombe à l'aide en envoyant la Force opérationnelle interarmées (FOI) Léo, un Unis États grève de commande du groupe de travail constitué principalement de trois Commandement aérien tactique C-130 et le personnel de soutien, à Léopoldville. Les transports étaient de la Troop Carrier Wing 464e basé à petit Pope Air Force Base (AFB), adjacent à Fort Bragg, Caroline du Nord Un peloton de parachutistes de la 82e division aéroportée fourni une protection pour le C-130 alors qu'ils étaient sur le terrain à africain éloigné des pistes d'atterrissage. Un quatrième C-130 fait partie de Lion, un paquet 'Bird Parler »de communication qui permettait les communications radio à longue portée entre le groupe de travail et le siège Strike Command au McDill AFB. En Floride, ainsi que le Pentagone, le Département d'Etat et la Maison Blanche.

dague-para-commandoUn autre aspect de l'aide américaine était une force aérienne composée de mercenaires en Amérique du Nord T-28 Trojan et Douglas B-26 pilotés par des intrus cubains pilotes expatriés à l'emploi d'une société civile sous contrat avec l'Agence centrale de renseignement. La force aérienne congolaise se composait principalement de la Première Guerre mondiale américaine II-vintage du Nord T-6 formateurs, qui, comme la mafia cubano-avion T-28, avaient été convertis en avions d'attaque.

dague-para-commandoEn Août, les Simba ont capturé la ville de Stanleyville avec sa grande concentration d'Européens et d'Américains. Pour une fois que les blancs étaient relativement bien traités. Mais plus tard, avec plus américaine fournie par la puissance de feu et de soutien aérien, l'armée congolaise a fait des gains constants contre les forces rebelles. Comme les Simbas vu la marée commence à se retourner contre eux, leur station de radio à Stanleyville commencé à dénoncer les Etats-Unis, l'accusant d'envoyer des troupes de combat pour aider les forces gouvernementales. L'hostilité rébellion a causé la peur pour la sécurité de Blancs dans le territoire tenu par les rebelles, surtout après les nouvelles des atrocités exercées par les ébats contre leur propre peuple atteint le monde extérieur.

dague-para-commandoAlors que les Blancs étaient sous un semblant de protection par les rebelles, les résidents noirs Stanleyville n'étaient pas, et un règne de la terreur a commencé comme les Simbas systématiquement torturés et tués congolais de premier plan. Ensuite, évidemment rendre compte que les Blancs sur leur territoire pourrait servir de monnaie d'échange, les rebelles ont commencé à prendre des otages. Le 5 Septembre, Consul américain Michael Hoyt a été placé en détention, avec d'autres membres du personnel consulaire, et jeté dans la prison centrale de la ville. D'autres blancs ont été saisis. Certains ont été jetés dans la prison avec les Américains, tandis que d'autres ont eu lieu à l'Hôtel Victoria. Au cours des deux prochains mois, les Simba arrêté étrangers de moins de 20 pays, en les plaçant sous la garde dans les hôtels, les prisons et les bases militaires. Les rebelles ont commencé à proférer des menaces que les otages seraient tués si les Etats-Unis n'ont pas retiré son soutien au gouvernement congolais.

dague-para-commandoÀ la fin Octobre, les rebelles ont accusé un médecin missionnaire américain, le Dr Paul Carlson, d'être une grande armée américaine en mission pour la CIA. Carlson, avec l'Office de secours protestante, était un médecin qui, le premier est allé au Congo sur une spéciale mission de six mois, puis revint en 1963 avec sa famille. Moins d'un an plus tard, après avoir envoyé sa femme et ses quatre enfants à la sécurité en République centrafricaine, Carlson a été saisi par les Simba, car (1) il possédait une radio, (2) il était un Américain et (3) les rebelles otages recherchés. Au cours des prochaines semaines, le nom du Dr Paul Carlson serait en vedette dans les manchettes du monde entier.

dague-para-commandoAvec le sort des otages blancs dans le doute, les Etats-Unis et la Belgique a tenté de négocier avec les rebelles. Dans le même temps, ils ont commencé à planifier divers moyens d'intervention militaire, alors même que les forces gouvernementales congolaises ont lancé une grande offensive vers Stanleyville. Plusieurs schémas possibles ont été présentées, y compris une agression parachutiste grande partie par les membres de la 82e division aéroportée, soutenu par de lourdes frappes aériennes tactiques. Alors que les forces militaires des États-unis a travaillé sur un plan plus vaste, le commandement militaire américain en Europe est venu avec un moins impliqués, appelant à l'utilisation d'une petite force de parachutistes commencer par avion vers l'Afrique pour le sauvetage. Ce plan, élaboré conjointement par les Etats-Unis et la Belgique, a été donné le nom de code français Dragon Rouge («dragon rouge»).

dague-para-commandoLe 15 Novembre, Brig. Le général Robert D. Forman, commandant de la Division aérienne du 322e a été donné le mot pour commencer les préparatifs pour transporter une force de parachutistes belges au Congo pour une tentative de sauvetage possible. Commande Forman avait soutenu les forces de paix de l'ONU au Congo de 1960 à début 1964. Durant ces années, cependant, le 322e avait subi quelques changements. Auparavant, la division avait été directement sous le commandant de l'USAFE, mais une réorganisation des forces américaines en Europe a entraîné le transfert de transfert de la division de Military Air Transport Service, quelques mois plus tôt.

dague-para-commandoAffectés en permanence C-130 a été remplacé par un aéronef en service temporaire et des équipages de tactique des unités du Commandement aérien aux États-Unis. En 1964, deux ailes TAC soutenaient escadrons de rotation à Evreux Fauville base aérienne, en France, les 317e et 464e ailes de transport de troupes de Lockbourne AFB, Ohio, et Pope AFB, Caroline du Nord Escadron de rotation A, ou «Alpha Rote», a été composée du pape personnel qui ont volé la dernière version du déjà éprouvé Hercule, le C-130E, tandis que Rote Bravo été armés par des équipages Lockbourne et équipé de l'ancien C-130A.

dague-para-commandoGeneral Forman appelé le colonel Burgess Gradwell à Châteauroux pour l'informer de la prochaine mission. Gradwell, commandant du détachement One, 332e division aérienne d'Evreux, aurait de commande. Dragon Rouge, que les Américains viendraient à connaître la mission, impliquerait un pont aérien de 14 avion de 600 parachutistes belges en Afrique. Depuis le modèle E du Héraclès en vedette spéciales réservoirs de carburant à longue portée, Alpha Rote fournirait les avions et les équipages. Lorsque Gradwell suis rentré à Evreux ce soir-là, il a appelé Rote Alpha le lieutenant-colonel Robert A. Lindsay et l'officier de liaison TAC avec la division, le colonel Gene Adams. Roues ont été mis en branle pour la mission.

dague-para-commandoAvant de Dragon Rouge pourrait être lancé, les aéronefs et les équipages ont dû être rappelé de leurs missions normales dans toute l'Europe. Dans la soirée du 16 Novembre, tous les Hercules 15 étaient de retour à Evreux et les équipes étaient sur «repos de l'équipage» pour une «importante» mission. À 1740 Greenwich Mean Time-'Zulu temps le 17 Novembre, le premier C-130 a décollé de Evreux, à destination de Klinebrogel, Belgique. A bord du premier avion le colonel Gradwell, le capitaine Donald R. Strobaugh, commandant de l'escadron de Port aérienne 5e (tablier) équipe de contrôle de combat, et le sergent Robert J. Dias, un réparateur de radio avec le tablier 5ème. Comme les équipages C-130, Strobaugh avait été rappelé à Evreux à partir de fonctions ailleurs en Europe. Autres que certains dirigeants clés, personne à bord des avions savaient où ils allaient jusqu'à après qu'ils eurent pris leur envol sans problème les obligeant à rebrousser chemin. Chaque navigateur a reçu une enveloppe scellée, avec des instructions de ne pas l'ouvrir jusqu'à ce que l'altitude de l'avion dépassait 2.000 pieds.

dague-para-commandoAu Klinebrogel, les éléments de la première belge Régiment Para-Commando, y compris le 1er Bataillon Para-Commando, une société du 2e Bataillon et un détachement de la 3e, ont été chargés à bord du C-130, ainsi que leur équipement. A 2240Z, le Hercules premier départ Klinebrogel pour une escale de ravitaillement à la base aérienne de Morn sur la côte sud de l'Espagne, puis à l'île d'Ascension dans l'Atlantique Sud. Le premier avion est arrivé à Ascension à 1310Z le Novembre 18.At Ascension, le capitaine a demandé aux Belges Strobaugh sur l'utilisation de la RPC-41 et CRP-47 postes de radio qu'il avait apporté pour Evreux pour la communication entre les hommes sur le terrain et les plans les frais généraux. Il a également ordonné 21 jumpmasters belges sur C-130 saut techniques-uns des paras belges avait déjà sauté de l'avion Hercules a ensuite supervisé-ils formés comme le reste de la force.

dague-para-commandoPour les trois prochains jours, la force conjointe de secours attendu tandis que les communications ont été renvoyées de force et entre là-bas et Washington par un TAC C-130 'Bird Parler »qui rejoint la mission à l'Ascension. Le 20 Novembre, une réunion spéciale des divers commandants a eu lieu afin de déterminer exactement comment l'assaut devait être exécuté. Une fois qu'il a été confirmé, le capitaine Strobaugh transmis le plan de Washington. A 1800Z, la force a été mis en état d'alerte, 30 minutes plus tard, l'ordre est venu lancement sur le téléscripteur. Annonce heures plus tard, à 1935Z, Chalk One (missions aériennes tactiques sont désignés par «craie» numéros, après la pratique de la numérotation des charges à la craie) a décollé de l'Ascension à destination de Kamina, un aérodrome dans le sud du Congo, avec les 13 autres C-130 juste derrière.

dague-para-commandoAu lever du jour, les Hercules sont arrivés à Kamina après un vol de neuf heures sur une partie de l'Atlantique et à mi-chemin à travers l'Afrique. Le terrain a été obscurcie par le brouillard, mais anglophones contrôleurs aériens dirigés chaque plan à l'aéroport à son tour. Une fois que la force était sur le terrain plus de séances d'information ont eu lieu, y compris une mise à jour sur le statut de la mission par le colonel Clayton Issacson, commandant de la FOI Leo et maintenant le commandement général de Dragon Rouge et d'autres activités au Congo. Ensuite, le Dragon Rouge est entrée en vigueur une autre période d'attente tandis que la Belgique et les États-Unis ont poursuivi leurs efforts pour gagner la liberté des otages par la négociation.

dague-para-commandoLundi soir, Novembre 23, la force de secours détendu à Kamina tout en regardant ce que l'on critique dans la foule décrit comme un «film terrible» dans l'un des hangars. À 2230Z (2030 heure locale), les téléscripteurs de la «Talking Bird a commencé bruyamment comme des messages est venu de Washington et de Bruxelles. Dragon Rouge était, avec le décollage prévu pour 0045Z, de manière à arriver sur l'aéroport de Stanleyville à l'aube. Le premier C-130, piloté par le capitaine normalisations Huey de Long / évacuation de l'équipage de l'escadron Troop Carrier 777 e séance, levée du bon pied Kamina formulaire longue piste à l'heure, puis à 20 secondes d'intervalle par les 11 autres avions de la force d'assaut. L'avion sixième de la formation, piloté par le capitaine William Secord «Mack», a perdu un radeau de sauvetage de 20 hommes d'un compartiment de rangement aile après le décollage. Secord a quitté la formation et retourna à Kamina pour un avion de rechange. Le reste de la formation Dragon Rouge a procédé à haute altitude vers le nord, en suivant le fleuve Congo, descendant à des altitudes cime des arbres que les avions approchant territoire délecter.

dague-para-commandoApprochant Stanleyville, le plomb navigateur John Coble a conduit le sud formation de la ville, toujours à basse altitude, de façon à l'approche de l'ouest. Comme la formation a atteint le point d'avertissement d'une minute, deux B-26 a fait un passage bas au-dessus de l'aéroport. Laurent et 299 de ses hommes sautèrent sur Stanleyville aéroport exactement à l'aube.

dague-para-commandoLes équipages d'avions de saut ont été informés de s'attendre à ce que d'armes légères sur l'aéroport. Au lieu de cela, ils ont été accueillis par des traceurs de fabrication chinoise mitrailleuses antiaériennes de 12,7 mm. En dépit du feu inattendu, les pilotes américains ont tenu leur cours comme ils ont laissé tomber leurs soldats à droite sur l'étroite zone de largage côté de la piste, puis revint autour pour un autre passage pour permettre les 20 jumpmasters à la sortie, ainsi que les faisceaux de l'équipement supplémentaire . Seules les cinq premières avions dans la formation tombé à cette époque: Dragons Six et sept ont été truquées pour chaque goutte ou un terrain avec un équipement (Dragon Secord Six était retourné à Kamina et était toujours en cours de route), tandis Dragons huit, neuf et onze orbite près, leurs troupes au prêt à intervenir si nécessaire, ou la terre lorsque le champ est sécurisé.

dague-para-commandoUne fois sur le terrain, les Para-Commandos commencé précipitent pour sécuriser le domaine ainsi aéronefs de la Force de sauvetage pourrait atterrir. Dans les 30 minutes les Belges ont réussi à éliminer toute résistance à l'aéroport et à 10 minutes fut dissipée environ 300 remplis d'eau de 55 gallons et 11 roues de véhicules moins qui avaient été placés sur la piste comme des obstacles. Pour le capitaine Strobaugh, qui servait à bord de dragon Neuf comme moniteur de saut, les Belges les efforts étaient «rien de miraculeux. A 0450Z, le premier C-130 a atterri à Stanleyville et déchargé une cargaison de matériel et de troupes, puis a redécollé pour se rendre à Léopoldville, où les avions avaient déjà une chute de réfugiés partis-pour le ravitaillement et d'attendre le mot de revenir à Stanleyville et évacuer . Un dragon est resté en tête, servant de navire de commandement du colonel Gradwell. Le colonel Issacson également fait une apparition sur Stanleyville dans l'un des avions FOI Lion, en utilisant l'indicatif d'appel «Chef Dragon."

dague-para-commandoAprès sept dragon atterri et décollé à nouveau, Dragons huit, neuf, onze et dix suivis dans cet ordre. Chaque équipage débarqué leurs troupes d', puis a redécollé pour Léopoldville; pas plus de trois avions devaient être sur le terrain en même temps. Les deux derniers avions, six et douze, vol respectivement par Secord et capitaine BJ Nunnally, a dit de rester sur le terrain pour mettre en évidence les premiers otages quand ils ont été mis hors de la ville. Un dragon en orbite autour sur l'aéroport à 2.000 pieds. Navigateur Coble était mal à l'aise d'être si bas au-dessus d'une zone de combat, il avait servi quatre visites en affectation temporaire au Sud-Vietnam vol C-123s. Le reste de l'équipage se mit à rire, le qualifiant de "combat happy', jusqu'à ce qu'ils soudainement senti et entendu le bruit des balles qui frappent l'avion. Sept tours frappé le Hercules, assommant l'hydraulique et en laissant deux grands trous dans les réservoirs d'aile. Avec l'approbation Gradwell, Long tête de son C-130 pour Leopold pour les réparations.

dague-para-commandoUne fois que l'aéroport était sécurisé, la force de secours belge se dirigea vers le centre-ville de Stanleyville, où les otages étaient connus pour être tenu. Les otages eux-mêmes ont été réveillés par les blessures de la bataille de l'aéroport et les Simbas alarmés qui sont venus après eux en criant: «Vos frères sont venus du ciel! Maintenant, vous allez être tué! Vêtu d'mânes de fourrure de singe et de plumes, les Simba défoncé les portes de l'Hôtel Victoria avec des lances et des coups de crosse, puis à peu près bousculé leurs otages blancs dans les rues. Pendant plus d'une heure, les otages avaient été à entendre les sons de moteurs d'avions et des tirs tandis que d'autres en captivité pas vu parachutes tombent former le ciel au-dessus de l'aéroport. Sachant que les Simba avaient menacé de tuer tout le monde sous leur contrôle dans le cas d'une tentative de sauvetage, ils avaient peur.

dague-para-commandoMaintenant, les Simba a ordonné les 250 Blancs du Victoria dans les rues larges de la ville et ont commencé à les en marche vers le parc de la ville et vers l'Patrice Lumumba »monument'-une grande photographie du Premier ministre fin, où les rebelles avaient déjà tué plus de 100 Congolais au cours des dernières semaines. Les otages toujours amusé un peu d'espoir, ils étaient marcha dans la direction de l'aéroport, ce qui conduit certains à croire que le commandant rebelle intention de les remettre à la force de secours sains et saufs. Puis, rebelle à commande radio Stanleyville glapit un message: «Ciyuga! Ciyuga! Tuez-les! Tuez-les! Tuez-les tous! N'ont aucun scrupule! Hommes, femmes, enfants, tuez-les tous!

dague-para-commandoLe colonel Joseph Opepe, qui s'était lié d'amitié certains des otages, a essayé en vain d'arrêter les Simbas de l'exécution des ordres crié sur les radios. Beaucoup de Simba étaient ivres partir d'un mélange d'alcool et de chanvre. Selon certains survivants, le signal de faire feu provenait d'un sourd-muet ex-boxeur connu sous le nom «Major Bubu", qui a servi comme garde du corps personnel à se rebeller ministre de la Défense Gaston Soumialot. Celui qui a donné le mot, les rebelles ont soudainement commencé à tirer sur les otages assemblés avec des fusils et des armes automatiques. La mise à feu n'était pas aléatoire les rebelles ont délibérément choisi de femmes et d'enfants que leurs premières cibles. Un de ceux qui sont tombés était le Dr Paul Carlson, abattu alors qu'il tentait de se sauver.

dague-para-commandoAprès une première démarche, les rebelles ont temporairement cessé de tir. Marcel Debuisson, un ingénieur belge, entendus dire: «Maintenant, nous allons les faire tourner et finir ceux qui restent en vie. Debuisson prié pour un miracle, et ses prières ont été exaucées. «À mon grand étonnement, at-il raconté aux journalistes après,« C'est arrivé. Au coin de la place, marchait un seul parachutiste belge, mitraillette à la hanche. Les rebelles ont vu le béret rouge belge ainsi, immédiatement ils se sont tournés et fled.What les Belges présents dans le Sergent Kitele Avenue n'était pas beau à voir. Environ 30 Blancs avaient été tués, tandis que des dizaines d'autres ont été blessés. Deux Américains étaient parmi les morts: Dr Carlson et Phyliss Rine, un missionnaire de l'Ohio. La vue de l'effusion de sang laissé les Belges en colère, comme ce serait les mercenaires blancs qui sont venus dans la ville quelques heures plus tard, le fer de lance d'une offensive terrestre de l'Est. Pour le reste de l'après-midi, c'était la saison ouverte sur Simbas à Stanleyville que les rebelles payé de son sang, car leur folie.

dague-para-commandoRetour à l'aéroport, la situation était encore loin d'être calme. Plus de 300 rebelles ont occupé des positions proches de la piste. Comme de nombreux otages ont été libérés, ils ont été rendus à l'aéroport pour l'évacuation. Le premier groupe est arrivé à l'aéroport vers 0945 et a été chargé à bord de l'attente de deux C-130. Le plus grièvement blessé ont été chargés sur Dragon Douze, l'avion sanitaire. La plupart des otages ont été blessés, alors que tous étaient terrifiés et dans un état de choc. Le capitaine Mack Secord a décollé d'abord avec ce qu'il a compté comme «une centaine» d'otages à bord. Comme il a roulé pour le décollage, l'avion est passé par une touffe d'herbe à éléphant. Trois Simba a sauté de l'herbe et courait à côté de l'avion, en essayant de se frayer un chemin à l'intérieur, bien que personne à bord était au courant à l'époque. Un des rebelles a tiré une rafale de mitraillette vers le haut dans l'aile. Secord a décollé avec du carburant streaming à partir de l'aile et se dirigea vers Léopoldville, où il a atterri sans volets, pas de prop-arrière et sur les seuls trois moteurs.

dague-para-commandoBien que les Belges parlaient anglais, ils n'ont pas l'habitude de parler avec rapide-parler Américains, dont beaucoup étaient des Sudistes avec des accents différents. Pour éliminer toute confusion possible, le colonel Laurent demanda le capitaine et le sergent Strobaugh Dias de prendre en charge les communications avec les aircrewmen américains et des opérateurs radio.

dague-para-commandoAvec l'aéroport et sécurisé les otages sont libérés commencent à faire leur chemin, Strobaugh demandé un pont aérien pour les faire sortir, avec un appui aérien pour les forces de frappe. En plus de l'américain C-130, le Belge Douglas DC-6 a rejoint le transport aérien. Plusieurs avions débarqué avec des trous de balle reçue en approche d'atterrissage. Périodiquement tout au long de la journée, Strobaugh eu à diriger des avions en orbite à proximité tandis que les Belges repoussèrent les attaques contre l'aéroport. Comme le dernier C-130 de la journée a atterri à 1545Z, obus de mortier impact marqué le début d'une attaque rebelle 150-man à l'extrémité ouest de l'aéroport. Les Belges repoussé cinq attaques distinctes que l'avion a atterri à l'extrémité est de la piste. Trente minutes plus tard, un Belge DC-6 est arrivé avec un moteur endommagé qui l'obligea à rester sur le terrain pendant la nuit.

dague-para-commandoOpposition rebelle a continué à proximité de l'aéroport de Stanleyville le 25 Novembre comme tireurs d'élite ont pris canarder à belges et congolais troupes nationales. Tôt ce matin, des tirs de snipers ont tué l'un des officiers belges de l'brin DC-6. Moins d'une heure plus tard, les balles d'un tireur embusqué a frappé la tour de contrôle. Le 26, l'évacuation des Blancs et certains Congolais de la ville a repris. Au cours des deux jours la période 41 sorties par l'américain C-130 belge et DC-6 a fait sortir plus de 1.800 Blancs américains et européens, ainsi que quelque 300 Congolais.

dague-para-commandoTard dans la soirée, sept C-130 a volé dans Stanleyville pour emporter des troupes pour une autre mission de sauvetage pour la ville de Paulis, 225 miles au nord-ouest. Tôt le matin du jour de Thanksgiving, le vol de sept avion a décollé de l'opération Dragon Noir, une répétition de la mission de mardi. En arrivant sur Paulis au lever du jour, les équipages ont trouvé leur objectif enveloppée dans le brouillard. Les Belges ont bondi de toute façon, ce qui rend leur descente dans le brouillard qui obscurcissait le sol. Chaque soldat débarqué sur la zone de largage désigné. Dès que le brouillard s'est levé, le C-130 a commencé à atterrir sur la piste de terre, leurs hélices en remuant jusqu'à un épais nuage rouge de dist que les pilotes les a mis en marche arrière après l'atterrissage. La scène était celle qui serait repris par un grand nombre de ces équipages certains dans les mêmes plans au Vietnam, où l'engagement américain commençait à dégénérer. Un pilote, le major Joe Hildebrand, est revenu sur sa prop alors que l'avion était toujours en vol, l'atterrissage dur qui s'est éteint tous les quatre moteurs de son «Herky-oiseau.

dague-para-commandoA Paulis, les parachutistes constaté que la situation des otages à être aussi mauvais que-ou-pire à Stanleyville. Un missionnaire américain avait été systématiquement torturés et battus jusqu'à la mort heureusement apporté un soulagement. Pendant ce temps, à Stanleyville, les Belges et les mercenaires qui ont fait leur chemin dans la ville peu de temps après l'assaut parachuté trouvé plus de victimes blanches. Une famille missionnaire de la Nouvelle-Zélande a été amené à l'aéroport. Le père avait été tué, la mère a coupé à la machette, tandis que les deux jeunes filles avaient des plaies du cuir chevelu causées par les Simba. Seuls les deux fils ont été épargnés blessures.

dague-para-commandoUn tel carnage insensé causé des mercenaires et même les parachutistes belges bien disciplinées de perdre leur retenue. La plupart des rebelles qu'ils ont rencontrés ont été tués sur le coup. Soldats du gouvernement congolais expose fréquemment le même manque de préoccupation pour la vie humaine comme leurs frères de l'autre côté, dans un cas, coups de pied à la mort "prêtre" Simba a capturé près de l'aéroport.

dague-para-commandoDans la soirée du 27, les soldats belges derniers ont été retirés de Stanleyville et transporté à Kamina pour commencer la première étape de leur voyage de retour. Leur départ a été un peu prématurée, due en grande partie à un tollé de mécontentement dans le Tiers-Monde sur l'intervention belge et américaine en Afrique, alors que les manifestants ont fait leurs sentiments connus. Parfois, les manifestations sorti de la main, comme au Caire, en Egypte, où le nouveau John F. Kennedy bibliothèque a été brûlé à la terre pour protester contre la présence des Blancs en Afrique. Un effort de propagande bien organisée dans les pays communistes du monde et le troisième placé le blâme pour les atrocités commises à Stanleyville sur les épaules américaines et belges. Certains pays, dont la Chine, a promis une aide aux rebelles du Congo.

dague-para-commandoMais même si les combats au Congo allait se poursuivre pendant plusieurs mois, avec de nombreux blancs encore d'être tué par les rebelles, Opération Dragon Rouge était terminée. Dans la matinée du 29 Novembre, la force de secours a quitté l'Afrique pour l'Ascension. De là, il s'est envolé pour les îles Canaries, puis à Melsbroek l'aérodrome, en dehors de Bruxelles. Là, les sauveteurs ont été accueillis à la maison par plusieurs centaines de hauts fonctionnaires, les journalistes, les cameramen de télévision et des parents. Roi Baudouin a reçu les parachutistes belges et les équipages américains à un examen sur la ligne de vol, et a présenté les colonels Laurent et Gradwell de l'Ordre de Léopold II. Après la cérémonie, les Américains ont été prises sur une visite de la ville. Plus tard, les membres d'équipage américains seraient tous octroi de la Médaille de l'air pour leur rôle dans la mission, tandis que le 1964 Trophée McKay, un prix annuel pour le vol le plus méritoire de l'année par des avions de l'US Air Force, serait attribué à la force de Dragon Rouge.

dague-para-commandoPour le personnel américain et belge militaires impliqués dans Dragon Rouge, l'opération a été l'un que tous se souviennent avec fierté. Même pensé que le sauvetage ne fut pas sans coût pour les Belges, la mission avait été un succès global, entraînant la libération de centaines d'otages qui aurait sans doute été tué si elle n'avait pas eu lieu.

dague-para-commandoKentucky basée contributeur Sam McGowan a volé C-130 comme arrimeur avec l'USAF au Vietnam. Pour en savoir plus, essayez de sauver les otages! par David acte et propre livre McGowan, Les Missions C-130 Hercules Tactical Aircraft, 1956-1975 .

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